La date du procès du journaliste Souleimane Raissouni connue

- 18h30 - Maroc - Ecrit par : I.L

Le procès du journaliste Souleimane Raissouni s’ouvre ce 9 février après plus de huit mois de détention provisoire et à 2 mois de la fin de l’instruction. Poursuivi au moment de son arrestation pour séquestration, viol et violences, le rédacteur en chef d’Akhbar al-Yaoum est désormais inculpé pour séquestration, viol et atteinte à la pudeur.

Ces accusations portées contre le professionnel des médias sont passibles d’une lourde peine d’emprisonnement. C’est pour la première fois qu’un journaliste est poursuivi en justice sur la base d’accusations publiées sur un réseau social.

L’histoire remonte à fin 2018 lorsque la femme du journaliste a décidé de réaliser un documentaire sur la communauté LGBT au Maroc. L’un des collaborateurs de la femme sur ce projet a accusé sur Facebook le journaliste d’agression sexuelle. Il aurait « profité de sa faiblesse et de sa santé morale pour assouvir ses désirs sexuels », précise le plaignant avant d’ajouter : « l’accusé ne peut pas être au-dessus de la loi juste parce qu’il est journaliste ».

Arrêté devant son domicile le vendredi 22 mai, le journaliste a été présenté deux jours plus tard devant le procureur général de Casablanca et déféré devant le juge d’instruction de la Cour d’appel de Casablanca. Le tribunal a ordonné sa mise en détention provisoire pour les besoins d’une enquête sur des faits présumés d’atteinte à la pudeur avec violence et séquestration. Le journaliste a nié en bloc toutes ces accusations.

Au lendemain de son arrestation, le prévenu a été soutenu par diverses associations nationales et internationales de droits de l’homme. Dans un tweet, Christophe Deloire, directeur de Reporters sans frontière a exprimé son entière solidarité avec le journaliste marocain, « victime d’une campagne de diffamation ». Les défenseurs des droits de l’homme, tout en dénonçant une instrumentalisation politique de l’affaire, ont appelé à poursuivre le journaliste en état de liberté provisoire.

  • Le journaliste Souleimane Raissouni hospitalisé

    Incarcéré à la prison locale d'Oukacha de Casablanca, le journaliste Souleimane Raissouni a été transféré lundi à la clinique de la prison dans un état critique, a indiqué son épouse Kholoud Mokhtari. Selon elle, le rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum aurait la jambe droite paralysée.

  • Le procès de Souleiman Raissouni reporté au 2 mars

    Après une première audience tenue mardi, la Chambre criminelle près la cour d'appel de Casablanca a reporté le procès du journaliste Souleiman Raissouni au 2 mars, pour laisser le temps à la défense de peaufiner ses plaidoiries.

  • Souleiman Raissouni maintenu en détention

    Souleiman Raissouni, rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum, poursuivi pour « viol » d'un jeune homme et de sa « séquestration » restera en détention. Ainsi en a décidé la chambre criminelle de première instance près la cour d'appel de Casablanca, qui a refusé de lui accorder la liberté provisoire.

  • Le procès de Soulaimane Raissouni à nouveau reporté

    Le procès relatif à « l'agression sexuelle » impliquant le journaliste Soulaimane Raissouni s'est ouvert mardi. Pour la troisième fois, la Cour d'appel de Casablanca l'a renvoyé à l'audience du 15 avril, a confié à l'AFP Me Mohamed Sadqo l'avocat de la défense.

  • Omar Radi restera en prison

    La chambre criminelle de la cour d'appel de Casablanca a rejeté une nouvelle fois, la demande de liberté provisoire du journaliste Omar Radi, accusé d'espionnage et de viol et en détention préventive depuis huit mois. Toutefois, le journaliste est autorisé à accéder à son dossier.

  • Le procès du journaliste marocain Omar Radi renvoyé au 27 avril

    A peine ouvert, la cour d'appel de Casablanca a suspendu et renvoyé au 27 avril le procès du journaliste Omar Radi poursuivi pour « viol » et espionnage, et en prison depuis fin juillet 2020.

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    Les journalistes Souleiman Raissouni et Omar Radi, tous deux poursuivis pour agression sexuelle, sont en détention provisoire depuis près d'un an. Leurs avocats continuent de se battre pour leur remise en liberté conditionnelle.

  • Malade, Omar Radi suspend sa grève de la faim

    Le journaliste Omar Radi a suspendu vendredi sa grève de la faim entamée, il y a 21 jours, pour des raisons de santé, a annoncé sa famille.

  • Le procès du journaliste Omar Radi renvoyé au 15 juin

    Le procès du journaliste Omar Radi est renvoyé au 15 juin prochain. Cette décision intervient après que ses avocats ont mis en avant les « irrégularités » qui plombent le volet « espionnage » de ce dossier.

  • RSF préoccupé par l'état de santé de Soulaimane Raissouni réclame sa libération

    Le verdict dans l'affaire du journaliste marocain Soulaimane Raissouni est tombé. Le Rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum a été condamné à cinq ans de prison assortie d'une amende de 100 000 dirhams (environ 9 500 euros), pour « agression sexuelle » sur un militant LGBT. Son comité de soutien et Reporters sans Frontières réclament sa libération dans l'attente d'un procès en appel « équitable ».