Que retenir de la première audition de Brahim Ghali ?

- 19h00 - Espagne - Ecrit par : S.A

L’audition de Brahim Ghali, leader du Polisario accusé de tortures, de viols et d’atteintes aux droits de l’Homme a bel et bien eu lieu ce 1ᵉʳ juin par visioconférence. Il a été entendu par le juge d’instruction de Madrid, Santiago Pedraz Gomez.

Le chef des séparatistes devra pouvoir «  être localisé à un domicile et joignable sur un numéro de téléphone  ». Telle est la décision prise par le juge d’instruction Santiago Pedraz Gomez. Aussi, a-t-il rejeté, pour la deuxième fois, les mesures conservatoires demandées par l’accusation, à savoir, le retrait du passeport du patron du Polisario, son placement en détention provisoire, etc.

Dans une déclaration à la presse, l’avocat de Brahim Ghali, Manuel Ollé a annoncé qu’il allait déposer une requête pour le rejet de l’ensemble des «  plaintes infondées  » contre le chef des séparatistes. Celui-ci est visé par plusieurs plaintes. Une plainte déposée par El Fadel Breika, un dissident du front naturalisé espagnol pour «  enlèvement, détention arbitraire et torture  » dans les prisons de Tindouf ; une déposée par l’ASADEH et une autre déposée par l’association canarienne des victimes de terrorisme pour «  génocide, tortures, séquestrations, viol, enlèvements, disparitions  ».

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska a réagi tôt ce mardi à l’audition du «  président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD)  ». Il est important de «  respecter la décision du juge qui enquête sur l’affaire Brahim Ghali  », a-t-il dit, appelant à «  laisser la diplomatie travailler sereinement pour résoudre la crise ouverte avec le Maroc  ».

L’admission d’urgence du leader du mouvement indépendantiste dans un hôpital de Logroño le 18 avril a provoqué de nouvelles tensions entre l’Espagne et le Maroc. Des tensions qui sont restées fortes suite à l’arrivée massive de 8000 migrants – dont 2000 mineurs – à Ceuta. Le Maroc maintient la pression sur l’Espagne pour que Brahim Ghali réponde de ses actes devant la justice espagnole. Madrid lie la crise bilatérale à la question migratoire.

  • Brahim Ghali est retourné en Algérie

    Brahim Ghali, leader du Polisario admis d'urgence en Espagne le 18 avril après avoir contracté le Covid-19 a quitté l'hôpital San Pedro de Logroño, mardi 1ᵉʳ juin vers 21h30. Accusé de tortures, de viols et d'atteintes aux droits de l'Homme, il avait été entendu en journée par le juge d'instruction de Madrid, Santiago Pedraz Gomez.

  • La comparution de Brahim Ghali se précise

    Le leader du Polisario, Brahim Ghali vient d'être fixé sur l'heure de sa comparution devant le juge d'instruction de Madrid, Santiago Pedraz Gomez. Elle aura lieu le 1ᵉʳ juin à 10:30 min par visioconférence.

  • Audition de Brahim Ghali : un début de satisfaction pour le Maroc ?

    Brahim Ghali, leader du Polisario, admis d'urgence dans un hôpital de Logroño le 18 avril dernier devra comparaître devant la justice espagnole ce mardi 1ᵉʳ juin. Il est accusé de tortures, de viols et d'atteintes aux droits de l'Homme. Cette audition pourrait apaiser un tant soit peu les tensions entre le Maroc et l'Espagne.

  • Brahim Ghali demande au juge espagnol de renoncer aux charges contre lui

    Après sa comparution le 1ᵉʳ juin devant la Haute cour nationale en Espagne et son retour en Algérie, Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, a demandé au juge Santiago Pedraz de renoncer aux chefs d'accusation contre lui.

  • Espagne : report de l'audition du leader du Polisario

    Initialement prévue ce mercredi 5 mai, l'audition de Brahim Ghali, leader du Polisario, hospitalisé à Logroño depuis le 21 avril dernier, a été reportée à vendredi. Ainsi en a décidé le juge de l'Audiencia Nacional, Santiago Pedraz Gomez.

  • Brahim Ghali poursuivi pour terrorisme en Espagne

    Les « affaires » s'enchaînent pour le leader du Polisario, Brahim Ghali. Le tribunal de Logroño vient d'engager une procédure pour « terrorisme » contre lui et son numéro 2, Salem Lebsir.

  • Affaire Ghali : la crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne risque de perdurer

    Santiago Pedraz Gomez, juge d'instruction près de l'Audience nationale espagnole chargé du dossier du leader du Polisario a refusé de diriger des mesures conservatoires contre Brahim Ghali. La crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne va certainement s'envenimer.

  • Brahim Ghali : la décision du juge ne va pas plaire au Maroc

    L'Association sahraouie pour la défense des droits de l'Homme (Asadedh) et l'activiste sahraoui Fadel Breika qui ont porté plainte contre le leader du Polisario et appelé à son arrestation immédiate avant sa comparution le 1ᵉʳ juin n'ont pas eu gain de cause. La position de Santiago Pedraz Gomez, juge d'instruction près de l'Audience nationale espagnole chargé du dossier reste inchangée. Pas de mesures conservatoires contre Brahim Ghali.

  • La plainte pour génocide contre Brahim Ghali classée

    La justice espagnole a décidé ce jeudi de classer la plainte pour « génocide » qui vise Brahim Ghali, le chef des séparatistes du Front Polisario qui a été convoqué par un juge début juin alors qu'il était hospitalisé. La plainte avait été déposée par l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme (ASADEDH) pour des délits de génocide en relation avec des faits présumés commis contre des citoyens marocains entre 1975 et 1990 ».

  • Ce qu'a déclaré Brahim Ghali au juge en juin dernier

    Lors de sa comparution par visioconférence le 1ᵉʳ juin depuis l'hôpital de San Pedro de Logroño, Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, accusé de torture et de diverses violations de droits de l'Homme, avait affirmé au juge Santiago Pedraz qu'il ne reconnaissait pas les faits et qu'en aucun cas, il ne renoncerait à son « immunité diplomatique ».