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L’avortement autorisé au Maroc en cas de viol, d’inceste ou de malformation

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17 mai 2015 - 11h09 - Société

Les conclusions des consultations sur la problématique de l’avortement ont été présentées vendredi au roi Mohammed VI. L’avortement illégal est criminalisé dans la majorité des situations, à l’exception de trois cas de force majeure. Le souverain s’était saisi de ce dossier en mars dernier.

L’avortement peut être autorisé si la grossesse représente un danger pour la vie et la santé de la mère, "dans les cas où la grossesse résulte d’un viol ou de l’inceste", et dans les situations " de graves malformations et de maladies incurables que le fœtus pourrait contracter".

Pour résumer donc, voici les trois cas :

  •  Grossesse suite à un viol si et seulement si il y a danger de pour la vie et la santé de la mère,
  •  Grossesse suite à un inceste si et seulement si il y a danger pour la vie et la santé de la mère,
  •  Graves malformations et maladies incurables pour le fœtus

    C’est sur cette base que le roi a ordonné aux ministres de la Justice et des Libertés et de la Santé de coordonner entre eux et d’associer les médecins spécialistes à cette réflexion, pour que les conclusions de ces consultations soient traduites en un projet de dispositions juridiques.

    L’objectif est d’inclure ces dispositions dans le code pénal. Le monarque insiste sur la prise en considération du référent religieux et des vertus de l’Ijtihad (effort de compréhension et d’interprétation du Coran), en les adaptant aux évolutions de la société marocaine modérée et ouverte.

    D’après l’Association marocaine de lutte contre l’avortement, plus de 1400 cas d’avortements clandestins ont lieu chaque jour au Maroc. L’ONG affirme même détenir les noms des médecins pratiquant illégalement l’avortement.

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