Casablanca et le casse-tête des toilettes publiques
Le Conseil municipal de Casablanca a tenu ce lundi la deuxième séance de la session ordinaire du mois de février 2025. Plusieurs points importants liés à l’aménagement du cadre urbain, dont la question des toilettes publiques, étaient inscrits à l’ordre du jour de cette réunion.
Le Conseil procédera à l’examen, à l’étude et au vote d’un texte sur le prix d’ouverture de l’occupation temporaire du domaine public communal à des fins de publicité commerciale, sur les façades des toilettes publiques. Les élus examineront également le projet de cahier des charges définissant les conditions et modalités de cette occupation temporaire.
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Les Casablancais et les touristes sont confrontés au quotidien au manque de toilettes publiques fonctionnelles. Depuis plusieurs mois, la municipalité a installé des toilettes publiques au niveau de plusieurs points stratégiques dans différents arrondissements. Malheureusement, la plupart de ces infrastructures n’ont pas été mises en service, ce qui crée des préjudices aux citoyens et étrangers, notamment aux personnes âgées et malades.
L’absence de raccordement de ces toilettes au réseau d’assainissement, ainsi que des difficultés liées aux coûts de maintenance et de gestion expliqueraient ce retard dans la mise en service de ces toilettes dont l’installation a nécessité un investissement de 11,5 millions de dirhams, selon Nabila Rmili, la maire de Casablanca.
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L’accès à ces toilettes sera entièrement gratuit, a assuré l’édile de la ville dans une récente déclaration, démentant les rumeurs annonçant un accès payant. Rmili a ajouté que la gestion de ces toilettes sera confiée à la société Casa Environnement. La mise en service de ces toilettes publiques reste un défi pour la municipalité, à quelques mois de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 prévue au Maroc. L’objectif étant de maintenir la ville propre et de redorer son image à l’international.