Casablanca : le rôle troublant des promoteurs immobiliers

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

La connexion des zones de Nouaceur et Bouskoura, en périphérie de Casablanca, aux moyens de transport publics accuserait de retard à cause d’un lobby de promoteurs immobiliers.

Un « lobby » de promoteurs immobiliers aurait réussi à isoler des projets de logements économiques dans des zones de Nouaceur et Bouskoura, en périphérie de Casablanca, après avoir exercé de fortes pressions au niveau de la préfecture de la province de Nouaceur, afin de retarder la connexion de ces zones aux moyens de transport publics ; ce qui a entraîné un ralentissement de la commercialisation desdits projets, révèlent à Hespress des sources. Selon leurs explications, ces promoteurs influents ont exploité leurs relations avec des élus pour entraver également des projets d’infrastructures routières, afin de faciliter l’écoulement de leurs stocks de produits immobiliers dans des projets leur appartenant à Aïn Chock et Sidi Maârouf.

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Les zones concernées, qui connaissent une forte densité de population, sont soumises à l’isolement depuis des années sous la pression de promoteurs immobiliers impliqués dans des soupçons de détournement de projets structurels de réhabilitation des routes et de liaison aux moyens de transport public tels que les bus et les taxis, ajoutent les mêmes sources, précisant qu’une zone de la commune de Bouskoura, habitée par plus de 30 000 personnes, souffre depuis des années en raison de son isolement et de l’absence d’une offre de transport public adaptée aux besoins des résidents de ces projets.

À les en croire, les promoteurs influents possèdent des projets immobiliers de catégories moyenne et supérieure, et misent sur l’emplacement, le transport public et l’accès aux infrastructures essentielles et vitales pour commercialiser leurs appartements à des prix élevés.

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Alors que beaucoup d’entre eux ont dû baisser leurs prix et adopter des prix forfaitaires pour commercialiser les appartements, l’augmentation de la demande pour des appartements de logements économiques en périphérie de Casablanca, principalement à des fins d’investissement, a perturbé leurs plans commerciaux et leur a causé des pertes importantes au niveau des ventes. Un grand nombre de résidents des projets de logements économiques se sont vus contraints de louer leurs appartements et de louer des logements dans des zones proches qui disposent d’une connexion aux transports publics vers le centre-ville.

Par ailleurs, Mohamed Mhidia, wali de la région Casablanca-Settat, a reçu des rapports alarmants concernant la transformation d’une commune de la municipalité de Bouskoura, en un vaste regroupement d’habitations anarchiques, sous le contrôle d’intermédiaires et d’agents immobiliers qui ont facilité l’approvisionnement des nouveaux bâtiments en électricité avec des compteurs numériques modernes. Ceux-ci ont également participé à l’attribution de « terrains de construction » d’une superficie ne dépassant pas 30 mètres carrés aux « nouveaux habitants. » Fort de ces constats, le responsable a instruit le gouverneur de la province de Nouaceur de mener une enquête approfondie concernant l’urbanisation anarchique dans certaines zones spécifiques.

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Récemment, le Wali a tenu des réunions avec des promoteurs immobiliers afin de stimuler la construction de logements abordables, tout en cherchant à accélérer les efforts pour éradiquer les bidonvilles dans la capitale économique, dans le cadre de la préparation de la ville à accueillir la Coupe du Monde 2030, en explorant la possibilité de fournir des appartements aux résidents des derniers bidonvilles restants pour mettre fin à cette crise.

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