Corruption au Maroc : des élus et entrepreneurs devant la justice

27 janvier 2024 - 23h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Au Maroc, plusieurs députés et élus locaux sont poursuivis devant la justice pour les infractions présumées de corruption et d’abus de pouvoir.

Au moins 20 personnes sont poursuivies pour des délits de corruption et d’abus de pouvoir dans la seule région du Gharb, fait savoir le quotidien Assabah. Parmi les mis en cause, figurent un parlementaire, qui est également le président de la commune de Sidi Yahia du Gharb, mais aussi des élus locaux, des entrepreneurs et des fonctionnaires ayant eu à gérer l’affectation de marchés publics. Tous sont accusés de dilapidation de deniers publics. L’audition des élus, des entrepreneurs et des prestataires de service a lieu à Mechraâ Belksiri, une commune du Gharb.

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Récemment, l’affaire Lhaj Ahmed Benbrahim alias « Escobar du Désert », du nom du Malien incarcéré dans la prison d’El Jadida depuis 2019 et transféré récemment à la prison d’Oukacha a fait tomber plusieurs élus dont le président de la Région de l’Oriental, Abdenbi Bioui, membre du bureau politique du PAM, Said Naciri, président du Wydad de Casablanca, parlementaire du même parti, et par ailleurs président du Conseil préfectoral de Casablanca, et Belkassem Mir, ancien député du PAM à la première chambre.

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Au total, 25 individus comparaissent dans le cadre de cette affaire devant le procureur général. Parmi eux, des hommes d’affaires, une créatrice de mode, des chefs d’entreprise, des commerçants, un notaire, ainsi que des cadres de la fonction publique et de haut responsables sécuritaires. Ils répondent aux accusations de trafic international de drogue, blanchiment de capitaux, spoliation de bien immobilier, mainmise sur des véhicules volés, faux et usage de faux, etc. Suivant la réquisition du procureur général, le juge d’instruction les a tous placés en détention provisoire.

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