L’Espagne demande au Maroc de durcir les contrôles aux frontières

- 11h30 - Espagne - Ecrit par : P. A

L’Espagne demande au Maroc de durcir les contrôles aux frontières pour limiter l’arrivée massive de migrants à Ceuta.

Face à la crise migratoire provoquée par l’arrivée massive, en début de semaine dernière, de plus de 8 000 migrants à Ceuta, dont des mineurs pour la plupart, l’Espagne a appelé ce lundi le Maroc à renforcer les contrôles aux frontières, rapporte l’AFP.

Pour le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, intervenant lors d’un sommet européen à Bruxelles, la passivité des contrôles frontaliers au niveau du Maroc a « provoqué une crise sans précédent ces dernières années entre l’Union européenne et le Maroc ». « La relation entre l’UE et le Maroc, entre l’Espagne et le Maroc, est stratégique […] mais elle doit reposer sur deux piliers fondamentaux : la confiance et le respect, notamment en ce qui concerne les frontières de l’Europe et celles de l’Espagne à Ceuta et Melilla », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est important de « rappeler au Maroc qu’il n’a pas de meilleur ou de plus grand allié au sein de l’UE que l’Espagne pour défendre les intérêts stratégiques qui comptent pour lui ».

Selon un porte-parole du ministère espagnol de l’Intérieur, l’enclave espagnole comptait, à la date du lundi 17 mai, environ un millier de migrants, des mineurs non accompagnés abandonnés à leur sort dans la rue ou pris en charge par des centres de migrants qui étudient au cas par cas, la possibilité de leur retour au Maroc ou de leur maintien en Espagne. Les autorités de Ceuta quant à elles, estiment à 10 000 le nombre de migrants arrivés sur son territoire. En tout, quelque 7 500 personnes ont été déjà rapatriées au Maroc, a précisé le porte-parole de l’Intérieur, sans préciser le nombre de mineurs.

La tension est montée d’un cran entre l’Espagne et le Maroc depuis l’arrivée en avril, sur le sol espagnol, de Brahim Ghali, le leader du Polisario, pour raison « humanitaire ». La crise est « en voie de résolution », a indiqué lundi Juan Carlos Campo, le ministre espagnol de la Justice.

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