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"El Nene", le plus grand narcotrafiquant marocain, aurait été assassiné

4 août 2014 - 16h36 - Société

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Mohamed Taieb, dit Mohamed El Ouazzani, alias « El Nene », l’un des plus grands narcotrafiquants d’origine marocaine, aurait été victime d’un guet-apens au nord du Maroc et plus précisément à Marina Smir. C’est du moins ce qu’indique le journal espagnol « El Pueblo de Ceuta ».

Ce n’est encore que des hypothèses mais beaucoup de sources non-officielles ou encore familiales interrogées par le journal font état de la mort d’El Nene, suite à des coups de feu tirés en haute mer lors d’une course poursuite près de la région de « Las tres piedras » et Marina Smir, durant laquelle le narcotrafiquant aurait été tué, ainsi qu’une autre personne qui se trouvait en sa compagnie.

Selon le journal, El Nene se serait introduit au Maroc via la ville autonome de Sebta à bord de deux jet skis en compagnie d’une autre personne, suivis, quelques instants plus tard par une autre embarcation.

Les auteurs des coups de feu ont attendu qu’El Nene se trouve dans les eaux territoriales marocaines pour tirer sur l’ancien trafiquant de drogue ainsi que son compagnon. Plusieurs sources indiquent que deux personnes, au moins, ont été tuées lors de l’échange de coups de feu et trois personnes seraient blessées.

Du côté des autorités espagnoles c’est silence radio pour l’instant, mais des sources officieuses du côté marocain confirment la mort de Mohamed El Ouazzani.

Détenteur de la nationalité espagnole, Mohamed Taieb, comme on l’appelle en Espagne, a été pendant plusieurs mois au centre d’un imbroglio entre les autorités marocaines et espagnoles. Pendant ce long processus judiciaire, les avocats d’El Nene avaient tout fait pour retarder, voire annuler son extradition vers le Maroc.

L’homme a été condamné à plusieurs reprises au Royaume pour évasion et pour trafic de drogue. Son évasion de la prison de Kénitra avait montré les carences du système carcéral au Maroc. Il avait acheté le silence des surveillants qui lui permettaient en retour de disposer dans sa cellule VIP, de téléphones, internet et même d’un home cinema. Parfois, il se permettait même des sorties nocturnes dans les boites de nuits de la ville.

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