L’Espagne rejoint le Maroc sur la question du Sahara

- 19h40 - Espagne - Ecrit par : P. A

La nouvelle position de l’Espagne, qui est désormais prête à « envisager toute solution » proposée par le Maroc sur le Sahara, peut être considérée comme une victoire pour la diplomatie marocaine, selon un expert en relations internationales qui souligne que cela pourrait être un début d’apaisement des tensions entre Rabat et Madrid.

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya a indiqué dimanche, que l’Espagne est prête à « envisager toute solution » proposée par le Maroc sur le Sahara, mais dans le cadre des Nations Unies, ajoutant qu’elle « comprend parfaitement que le Maroc a une très grande sensibilité sur le sujet ».

Cette nouvelle position de l’Espagne sur le Sahara met en avant la victoire de la diplomatie marocaine et révèle l’échec de Madrid dans la mise en œuvre de sa stratégie visant à affaiblir le Maroc, explique Salman Bou Noôman, professeur de relations internationales à l’Université de Sidi Mohamed ben Abdullah à Fès, dans un entretien accordé à l’agence Anadolu.

À lire : Sahara : l’Espagne fait un (mauvais) pas vers le Maroc

Selon l’expert marocain, la diplomatie proactive du Maroc a porté ses fruits, ce qui a conduit l’Espagne à revoir sa position qu’il qualifie de « très positive » en ce sens qu’elle pourrait contribuer à apaiser les tensions entre les deux pays.

La crise entre le Maroc et l’Espagne a été ouverte après l’accueil en avril de Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, à l’hôpital de Logroño en Espagne, sous une fausse identité. Elle s’est ensuite aggravée avec l’arrivée massive en mai de milliers de migrants dans la ville de Ceuta.

  • Sahara : l'Espagne fait un (mauvais) pas vers le Maroc

    L'Espagne est prête à « envisager toute solution » proposée par le Maroc sur le Sahara, à condition que ce soit dans le cadre des Nations Unies, a déclaré dimanche, Arancha Gonzalez Laya, la ministre espagnole des Affaires étrangères.

  • Affaire Brahim Ghali : le début d'une longue crise entre l'Espagne et le Maroc

    La crise entre le Maroc et l'Espagne, née après l'accueil de Brahim Ghali dans un hôpital à Logroño, n'est pas près de connaitre son épilogue. Ce dimanche, Arancha González Laya, la ministre espagnole des Affaires étrangères, a indiqué que le leader du Polisario « retournera dans son pays quand il sera rétabli ».

  • Maroc-Espagne : déjà cent jours de crise sans issue évidente

    Les tensions entre le Maroc et l'Espagne, ouvertes avec l'accueil en avril de Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, dans un hôpital de Logroño, durent depuis maintenant cent jours. L'Espagne travaille activement à une reprise des relations.

  • Gonzalez Laya « sacrifiée » pour calmer la colère du Maroc

    La ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a été éjectée samedi du gouvernement à l'occasion du dernier remaniement opéré par Pedro Sanchez. L'Exécutif espagnol a trouvé en elle le fusible idéal pour tenter d'apaiser le Maroc dans la grave crise ouverte depuis l'accueil en avril de Brahim Ghali, leader du Front Polisario, dans un hôpital de Logroño.

  • Le Maroc chercherait la « co-souveraineté » de Sebta et Melilla

    Les tractations diplomatiques sont en cours pour le rétablissement rapide des relations entre l'Espagne et le Maroc. Les autorités espagnoles travaillent activement pour une revue complète de la coopération avec Rabat, notamment en ce qui concerne l'épineuse question de Ceuta et Melilla.

  • Arancha González Laya emportée par la crise avec le Maroc

    Arancha González Laya n'est plus, depuis ce samedi, la ministre espagnole des Affaires étrangères. Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, vient de la remercier à l'occasion du remaniement opéré. José Manuel Albares, jusque-là ambassadeur d'Espagne en France, est le nouveau chef de la diplomatie espagnole.

  • Le soutien de Podemos à la marche pro-sahraouie est une « provocation »

    La participation des dirigeants de Podemos à la « Marche pour la liberté » en soutien au peuple sahraoui qui s'est déroulée samedi à Madrid, a ravivé les tensions entre l'Espagne et le Maroc. Pour les Marocains, il s'agit d'une « provocation ».

  • La crise Maroc-Espagne va-t-elle emporter Arancha González Laya ?

    La crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne pourrait coûter à Arancha González Laya, ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération son poste au gouvernement. La première vice-présidente Carmen Calvo, proche de l'ambassadrice du royaume à Madrid, Karima Benyaich, est désormais chargée de désamorcer la crise.

  • L'ambassadrice du Maroc à Madrid pas près de retourner à son poste

    L'ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, rappelée pour des consultations à Rabat depuis mi-mai, ne retournera pas de si tôt à son poste à Madrid.

  • Ceuta et Melilla ne sont pas menacées par le Maroc

    La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a déclaré mercredi que la souveraineté espagnole de Ceuta et Melilla « n'est pas menacée et ne le sera pas ».