Mustapha Ramid leur a répondu que ni lui, ni le Roi Mohammed VI, avaient le droit d’intervenir dans le travail des magistrats, et qu’il faisait de son mieux pour garantir l’indépendance de la justice.
L’ambassadeur d’Espagne avait déjà interpellé Ramid à ce propos. Le ministre lui avait alors expliqué qu’il ne pouvait intervenir en tant que ministre de la Justice dans les jugements prononcés dans les affaires d’adoption.
Plusieurs demandes d’adoption d’enfants marocains par des étrangers, dont des Espagnols, avaient été refusées au Maroc, notamment par le tribunal de la Famille d’Agadir, après le scandale suscité par une affaire d’adoption dans laquelle la priorité avait été accordée à une famille espagnole.
Selon la loi marocaine, les parents adoptifs doivent être musulmans, et par conséquent, la priorité est donnée aux Marocains.