Sécurité des lieux de culte : la police marocaine dévoile des chiffres
Un total de 160 délits commis dans des lieux de culte, notamment les mosquées, les églises chrétiennes et les synagogues juives, ont été traités par la police marocaine au cours de l’année 2024, a indiqué dimanche le porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Lors d’une rencontre organisée dimanche à Rabat par le Conseil supérieur des oulémas, Boubker Sabik, contrôleur général et porte-parole de la DGSN, a précisé que sur les 160 affaires traitées, on compte 3 dans des établissements d’enseignement traditionnel, 10 dans des mausolées et confréries religieuses, 144 aux abords des mosquées, 3 dans des lieux de culte chrétiens (églises), et aucune affaire enregistrée dans des lieux de culte juifs.
« Si la baisse des indicateurs de criminalité dans ces lieux est notable, l’élément le plus important reste que la plupart des affaires enregistrées concernent essentiellement la mendicité ou des violences verbales et physiques, sans qu’aucun crime grave menaçant la sécurité ne soit signalé, à l’exception de quelques actes isolés commis par des individus souffrant de troubles mentaux contre des fidèles. »
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Selon le responsable, « ce recul s’explique par le fait que les lieux de culte sont naturellement protégés par un discours religieux qui élève et rectifie l’âme, et dans lesquels les facteurs incitant à la délinquance et à la déviance sont inexistants. »
Il ajoutera : « Cela ne signifie pas l’absence totale de criminalité dans les lieux et événements religieux, comme en témoigne l’arrestation d’un citoyen marocain de confession juive en flagrant délit de crimes graves lors de Yom Kippour, l’augmentation des cas d’addiction nocturne durant le mois de Ramadan, ainsi que la montée des actes de sorcellerie pendant Achoura. »