France : galère d’une Marocaine vaccinée avec Sinopharm

6 octobre 2021 - 13h30 - France - Ecrit par : S.A

Une Franco-marocaine s’est vu contrainte de se mettre en quarantaine de 10 jours avec son fils qu’elle est venue inscrire dans un lycée gersois parce qu’elle s’était fait injecter Sinopharm, le vaccin chinois.

Un parcours de combattant pour cette Franco-marocaine arrivée du Maroc pour inscrire son garçon de 15 ans à l’internat de Masseube, le 26 septembre. « Lorsque je suis arrivée à l’aéroport de Toulouse, les personnes chargées de contrôler mon passe sanitaire m’ont expliqué que le mien n’était pas valable », raconte à La Dépêche du Midi Houda L. Au Maroc, elle avait été vaccinée avec Sinopharm. Vaccin non reconnu par l’Agence européenne du médicament (AEM). Seuls les vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen (Johnson & Johnson) le sont.

À lire : Quels pays européens acceptent le vaccin Sinopharm utilisé au Maroc ?

En conséquence, « on m’a donc demandé de me confiner. Ce que j’ai fait dans un hôtel d’Auch. J’ai dû décaler l’inscription de mon fils qui va rater sa rentrée », regrette-t-elle. Elle a accepté de se mettre en quarantaine de 10 jours « avec seulement deux heures autorisées, de 10 h à 12 h, pour sortir acheter à manger ou des médicaments ». Redoutant de rater l’inscription de son fils au lycée, elle a introduit un recours gracieux à la préfecture. Improductif. « On m’a dit  : la loi, c’est la loi », explique-t-elle.

À lire : La France maintient la quarantaine pour les Marocains vaccinés avec Sinopharm

Depuis près d’un mois, les Français ou étrangers vaccinés avec les formules chinoises Sinovac et Sinopharm ou tout autre vaccin reconnu par l’OMS peuvent obtenir leur passe sanitaire, à condition de recevoir une dose supplémentaire de vaccin à ARN, Pfizer ou Moderna. Houda L. a accepté se faire vacciner une troisième fois.

Après la période de quarantaine, la franco-marocaine et son fils sont sortis puis se sont rendus à l’internat de Masseube ce mercredi. « Le lycée nous a dit qu’il n’y avait pas de problème pour l’inscription, donc tout est bien qui finit bien, se réjouit la mère de famille. Mais je souhaitais témoigner, car c’est une situation que connaissent beaucoup de gens. Notamment des expatriés français qui habitent au Maroc. »

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