Gibraltar : le nouveau patrouilleur espagnol moins rapide que le Metal Shark marocain

- 10h20 - Espagne - Ecrit par : P. A

Le nouveau patrouilleur acquis par l’Espagne au profit de la Garde civile ne semble pas répondre aux attentes. Annoncé il y a un mois comme le plus rapide du monde, il l’est moins en réalité que celui du Maroc.

Destinés à lutter contre les trafics de drogue, d’êtres humains et le crime organisé dans le détroit, les nouveaux patrouilleurs de la Garde civile ne pourront pas convenablement assurer cette mission parce qu’ils ne sont pas les plus rapides du monde, tel qu’annoncé en grande pompe il y a un mois à Cadix. Selon son constructeur, le patrouilleur Aister HS60, avec ses 18 mètres de long et 4,5 mètres de large, peut atteindre une vitesse de plus de 60 nœuds (110 km/h) grâce à ses deux moteurs de 1800 CV chacun, propulsés par deux jets d’eau.

Avec cette vitesse, l’Aister HS60 ne pourra pas rivaliser avec les canots pneumatiques utilisés par les criminels, qui peuvent atteindre des vitesses comprises entre 60 et 70 nœuds. La mise en service du premier modèle de ce patrouilleur, appelé « Río Flumen », à Algésiras, était censée changer la situation, mais il n’en est rien, fait savoir La Razón, précisant que la vitesse du patrouilleur ne dépasse pas les 57 nœuds, d’après les premiers tests réalisés. Mais les caractéristiques du patrouilleur sont toutefois conformes aux spécifications techniques contenues dans l’appel d’offres qui exigeait une vitesse maximale de plus de 55 nœuds.

À lire : Le patrouilleur Navantia bientôt livré au Maroc

La Garde civile aurait déjà posé le problème de vitesse au constructeur Aister qui aurait répondu que les moteurs sont limités à 70 % pour raison de sécurité. Mais l’inquiétude persiste, parce qu’avec le temps, la vitesse maximale de 60 nœuds du patrouilleur va baisser progressivement et l’appareil ne serait plus en mesure de pourchasser les criminels. L’Espagne voulait d’un patrouilleur comme le Metal Shark de la gendarmerie marocaine qui peut atteindre 72 nœuds, le HMC “Sentinel” de Gibraltar qui atteint 62,5 nœuds, ou les ST60 et ST50 de la Guardia di Finanza italienne, qui atteignent 70 nœuds.

D’un coût de 1,8 million d’euros, le nouveau patrouilleur acquis par l’Espagne peut transporter quatre membres d’équipage, et est construit en polyester renforcé de fibre de verre, preuve de sa résistance, et couvert d’une coque en aluminium recyclable. L’Aister HS60 est équipé d’un radar de navigation, d’un système de communication par satellite, d’un projecteur lumineux d’une portée de 1 200 mètres et d’un lance-grenades automatique de 40 millimètres. Un deuxième modèle arrivera à Huelva en septembre prochain.

  • Navantia va démarrer la construction du patrouilleur marocain

    Navantia San Fernando lancera les travaux de construction du patrouilleur à haute altitude commandé par le Maroc dès cet été, plus précisément au mois de juillet.

  • Le patrouilleur Navantia bientôt livré au Maroc

    La société espagnole Navantia poursuit la construction d'un patrouilleur de dernière génération au profit du Maroc. Le Avante 1800, dont le développement a démarré depuis plus d'un an, pourrait être bientôt livré à la Marine royale marocaine.

  • La construction du patrouilleur Navantia pour le Maroc avance

    La conception et la construction d'un patrouilleur par Navantia au profit du Maroc avancent à un rythme soutenu. Le gouvernement espagnol tient à la livraison de ce navire au royaume dans les meilleurs délais.

  • La Marine royale marocaine en exercice sur un patrouilleur espagnol

    Des membres de l'Unité spéciale d'intervention de la Marine royale marocaine ont simulé l'assaut du navire espagnol Audaz lors des manœuvres américaines Flintlock qui se sont déroulées mi-mars dans un port de la ville d'Accra au Ghana.

  • Du nouveau pour le patrouilleur marocain construit en Espagne

    Navantia va démarrer le 3 juillet, sur son site de San Fernando, la construction du patrouilleur à haute altitude Avante 1800, commandé par le Marine royale marocaine. L'annonce a été faite samedi par María Jesús Montero, la ministre espagnole des Finances et de la Fonction publique.

  • La marine espagnole envoie un patrouilleur dans les eaux proches du Maroc

    Le navire Rayo P-42 de la marine espagnole a fait escale ce week-end au port de Melilla pour une journée portes ouvertes. La marine espagnole avait déjà déployé trois frégates (Reina Sofía (F-84), Navarra (F-85) et Canarias (F-86)) et le patrouilleur Atalaya dans ces eaux proches du Maroc.

  • L'Espagne envoie un patrouilleur dans les eaux proches du Maroc

    Le patrouilleur Atalaya (P-74) de la marine espagnole entame une mission de surveillance et de sécurité dans les eaux du détroit, près du Maroc. Objectif, s'assurer que « les réglementations internationales sont respectées » dans cette zone maritime objet de revendications par le Maroc.

  • Du nouveau pour le patrouilleur marocain construit par Navantia

    Navantia accélère la construction du patrouilleur Avante 1800 pour le Maroc sur son chantier naval de San Fernando à Cadix. Le navire devrait être livré à la Marine royale marocaine d'ici 2026.

  • Espagne : Navantia démarre la construction du patrouilleur marocain

    Les chantiers navals de Navantia, situés à Puerto Real et San Fernando, ont lancé lundi la construction d'un navire spécialisé pour la Marine espagnole, le “Poséidon”, ainsi que d'un patrouilleur hauturier destiné à la Marine Royale Marocaine.

  • L'Espagne envoie un avertissement clair au Maroc

    L'Espagne a déployé depuis juillet dernier le patrouilleur Isla Pinto (P-84) à Melilla pour y mener une mission de surveillance et de dissuasion, ainsi qu'à Sebta et dans les îles et rochers espagnols revendiqués par le Maroc.