Un investisseur italien éclabousse le cabinet d’Aziz Rebbah

- 16h20 - Maroc - Ecrit par : Kamal.B

Un conseiller de l’ex-ministre du Transport, Aziz Rebbah, et le directeur du service de conservation des biens publics, sont poursuivis par la Cour d’appel de Rabat pour des crimes de corruption, falsification de documents administratifs et contrefaçon et usage de cachet d’État.

Lors de la dernière audience, la défense de la partie civile, un investisseur d’origine italienne, avait lancé une requête, rejetée par la Cour, sollicitant la présence de l’ex-ministre de l’Équipement et du transport, l’actuel ministre de l’Énergie et des mines, ainsi que le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani.

Face aux magistrats, l’investisseur italien avait fait des révélations fracassantes en relation avec les deux responsables au sein du ministère. Contre la promesse de remise de 3 marchés d’État importants, le Conseiller d’Aziz Rebbah aurait reçu deux gros cachets, notamment des dessous de table estimés à 490 000 dirhams en espèces, et 800 000 dirhams par chèque bancaire, pour l’acquisition d’un appartement.

Le conseiller aurait touché des pots-de-vin évalués à plus d’1,2 million de dirhams, en échange de la passation des marchés de la double voie reliant Rabat et Kenitra, de la carrière de sable située au Jorf de Sidi Kacem et de la construction d’un siège social de la police à Salé.

Tout en reconnaissant les faits avancés par la partie civile, le conseiller a néanmoins précisé que les 800 000 dirhams reçus par chèque n’étaient que le remboursement d’un prêt accordé antérieurement à l’investisseur, pour parer à des problèmes de liquidités de sa société. Des propos que le comptable et le gardien de la société étrangère avaient confirmé au juge d’instruction.

De son côté, le chargé des marchés publics au ministère aurait, selon l’investisseur, également perçu la somme de 130 000 dirhams, en échange d’un marché de climatiseurs destinés au ministère. Ces allégations avaient toutefois été rejetées en bloc par le responsable des marchés, qui avait nié toute relation avec celui-ci.

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