La langue et la culture amazighes au lycée Descartes de Rabat

1er juillet 2021 - 06h00 - Maroc - Ecrit par : J.K

Les programmes du lycée Descartes de Rabat vont s’enrichir avec l’enseignement de la langue et de la culture amazighes. La cérémonie inaugurale de collaboration dans ce domaine a eu lieu mardi entre l’établissement français et l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM).

C’est une première pour le lycée Descartes, s’est félicité le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukous, dont l’institution a vocation à nouer des partenariats avec les institutions éducatives et culturelles et à sensibiliser à la richesse et à la diversité des langues et des cultures marocaines, fait part la Map, ajoutant que c’était le lieu pour faire le bilan des activités d’enseignement de l’amazigh dans ce lycée pour ce mois de juin, recueillir les avis des élèves ayant pris part aux ateliers d’enseignement de la langue et de la culture amazighes, et engager les réflexions sur les perspectives de collaboration entre les deux institutions en la matière et présenter un don de fonds documentaire offert par l’IRCAM au lycée.

« L’année prochaine, nous ferons tout pour que cette expérience d’enseignement de la langue amazighe soit approfondie. Nous pensons aussi qu’il y a un travail de sensibilisation culturelle à faire en direction du personnel enseignant du lycée Descartes car cela permet aux enseignants expatriés de mieux connaître leur nouvelle réalité culturelle et linguistique », s’est engagé Ahmed Boukous.

Pour sa part, Bruno Eldin, conseiller culturel adjoint à l’ambassade de France au Maroc, chargé de l’enseignement français, a relevé que ce partenariat constitue « un moment important » qui « illustre la volonté des établissements français au Maroc de s’inscrire dans leur mission de partage et de dialogue interculturel avec le Maroc ». Et d’ajouter : « Nous assurons un enseignement de la langue et de la culture arabes ainsi que de l’histoire et de la géographie du Maroc, et il nous semble intéressant à terme de pouvoir sensibiliser et former nos élèves à l’histoire et à la culture amazighes ».

Déjà, il a conscience de la tâche : « Un des enjeux majeurs de ce développement est de disposer de professeurs formés et compétents pour enseigner l’amazigh aux élèves des établissements français, ainsi que de ressources pédagogiques et de programmes qui permettent de construire un curriculum continu », a-t-il conclu.

Sujets associés : Amazigh - Ircam - Rabat - Education

Aller plus loin

Catalogne : plus d’arabe et moins d’espagnol à l’école

Le gouvernement catalan promeut l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine dans toutes les écoles de la région tout en reléguant au second plan la langue...

Le PJD demande de traduire les documents officiels en arabe

Le Parti de la justice et du développement (PJD) a demandé la traduction en arabe de tous les documents administratifs officiels publiés sur les sites Internet des ministères et...

Le dictionnaire de la langue amazighe disponible gratuitement

Le dictionnaire de la langue amazighe est disponible en version mobile, vient d’indiquer l’Institut Royal de la Culture Amazighe (Ircam).

Maroc : vers la création d’un parti amazigh ?

Le mouvement amazigh veut se dynamiser. Dans ce sens, il prévoit d’organiser fin mars prochain une conférence nationale pour discuter de sa forme organisationnelle et se...

Ces articles devraient vous intéresser :

Le Congrès mondial amazigh en colère contre Aziz Akhannouch

Le Congrès mondial amazigh reproche à Aziz Akhannouch d’exploiter l’identité amazighe comme une façade folklorique pour marquer des points politiques pour son parti et à son gouvernement de cautionner la violation des lois marocaines.

Écoles françaises au Maroc : polémique sur l’homosexualité

Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement primaire et des Sports, s’est exprimé sur l’adoption par des institutions éducatives étrangères au Maroc de programmes promouvant l’homosexualité.

Après le séisme, le défi éducatif du Maroc sous les tentes

Après le puissant et dévastateur tremblement de terre du 8 septembre, les enfants marocains se rendent à l’école et reçoivent les cours sous des tentes. Certains ont du mal à s’adapter, tandis que d’autres tentent d’« oublier la tragédie ».

Maroc : l’enseignement de l’anglais au collège généralisé

L’enseignement de l’anglais sera généralisé dans les collèges au Maroc dès la rentrée scolaire 2023-2024, a annoncé dans une note Chakib Benmoussa, le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports.

Maroc : moins de français dans les administrations

Les Marocains souffrent de la prédominance de la langue française dans les transactions informatiques des administrations marocaines. Tel est le constat fait par le groupe parlementaire du Rassemblement national des Indépendants (RNI), qui appelle la...

Maroc : les gifles toujours présentes à l’école

Une récente enquête du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) lève le voile sur la persistance de pratiques de punitions violentes dans les établissements scolaires marocains.

Maroc : constat inquiétant pour les élèves

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) pour 2022, révélant des difficultés majeures dans l’apprentissage au sein de l’école...

Maroc : appel à déclarer férié le jour du Nouvel an amazigh

Quelque 45 ONG marocaines et de la diaspora demandent au roi Mohammed VI de déclarer férié le « Yennayer » ou Nouvel an amazigh, célébré le 13 janvier de chaque année.

Maroc : Ahmed Assid dénonce la répression des voix d’opposition par l’astuce des mœurs

Dans un podcast, l’universitaire et activiste amazigh Ahmed Assid s’est prononcé sur plusieurs sujets dont la répression des voix contestataires au Maroc, la liberté d’expression ou encore la laïcité.

Le Maroc abandonne peu à peu le français pour l’anglais à l’école

Les matières scientifiques au Maroc seront désormais enseignées en anglais, a annoncé le ministère de l’Éducation. Cette réforme doit entrer en vigueur d’ici deux ans.