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Maroc : une crise économique qui ne dit pas son nom

6 juin 2012 - 13h39 - Economie

Au Maroc, le taux de croissance ne dépassera pas 3,4% cette année, d’après Nizar Baraka, ministre de l’Economie et des finances. Des organisations internationales estiment de leur côté que ce taux atteindra à peine 2% en 2012.

Nizar Baraka a expliqué lors d’un forum organisé par l’association des économistes de l’Istiqlal, à Casablanca, que le Maroc souffre d’un endettement excessif, un déficit s’aggravant tous les jours et d’une crise à l’exportation.

Cette situation pourrait avoir des conséquences graves sur l’économie marocaine, si le pays n’agit pas rapidement, tout en prenant en compte qu’il est impossible de dissocier les défis qui attendent le Maroc des moyens modestes dont il dispose.

D’après le ministre istiqlalien, les réserves en devises du Royaume ne peuvent couvrir que quatre mois d’importations, les prix ne tarderont pas à flamber et le programme d’allègement de la dépendance énergétique extérieure, risque d’échouer.

De nombreux économistes s’accordent à dire que ce sont là les grandes lignes de la crise économique dont personne ne parle et qui guette le Maroc.

Plutôt que de réformer la caisse de compensation, l’exécutif Benkirane a décidé ce weekend de la hausse des prix de l’essence, du gasoil et du fioul industriel, une mesure impopulaire qui suscite déjà la colère au Maroc.

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