Maroc : SOS pour mettre fin au gaspillage de l’eau causée par le cannabis

14 juillet 2022 - 12h20 - Maroc - Ecrit par : S.A

Face à la multiplication des plantations de nouvelles variétés de cannabis qui consomment énormément d’eau et épuisent par conséquent les nappes phréatiques du Nord, Nizar Baraka, ministère de l’Équipement et de l’eau a demandé à Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur de lui prêter main-forte. Déjà plusieurs puits fermés.

En tout, 236 412 puits ont été construits dans 66 localités à travers le Maroc et sont utilisés dans la culture de nouvelles variétés de cannabis : Khardala », dont les semences sont importées d’Amérique latine, la « Mexicana » et la « Pakistana », en référence aux noms des pays d’importation, ainsi que « Critical » venue des Pays-Bas. Ces variétés étrangères consomment cinq fois plus d’eau que la culture de haschich beldi. Ces nouvelles variantes représentent non seulement de gros risques sanitaires, mais elles constituent également danger écologique pour les nappes phréatiques dont elles épuisent rapidement les ressources.

À lire :Le Maroc parmi les pays les plus touchés par la pénurie d’eau d’ici 2040

L’incapacité de la police de l’eau et ses faibles moyens face à la puissance du lobby du haschich a amené Nizar Baraka, ministère de l’Équipement et de l’eau à demander l’aide à son collègue, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit. Ce dernier a immédiatement procédé à la fermeture immédiate des puits qui servaient à l’irrigation de ces plantations de haschich dans la région du nord du Maroc et d’autres sources d’irrigations illégales.

Sujets associés : Eau - Nizar Baraka - Abdelouafi Laftit - Cannabis

Aller plus loin

Pénurie d’eau : le Maroc bénéficie d’un projet européen

Pour prévenir la pénurie d’eau en temps de sécheresse dans les pays du bassin méditerranéen, dont le Maroc, le projet « Elargissement inclusif des actions de restauration des...

Des prières rogatoires dans les synagogues marocaines

Après les mosquées, c’est au tour des synagogues au Maroc d’accueillir des prières rogatoires en faveur de la pluie.

Marrakech : les autorités veulent éviter une pénurie d’eau

La sécheresse sévit dans la région de Marrakech-Safi. Pour remédier à la situation et éviter une rupture de l’approvisionnement en eau, les autorités s’engagent à mobiliser en...

Le Maroc parmi les pays les plus touchés par la pénurie d’eau d’ici 2040

Le Maroc est l’un des pays les plus touchés par le changement climatique. Dans moins de 20 ans, le pays connaîtra une pénurie d’eau d’intensité grave.

Ces articles devraient vous intéresser :

Au Maroc, certains fonctionnaires ont besoin d’une autorisation pour quitter le territoire

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a apporté un démenti formel au sujet de l’existence de toute décision qui interdit à tous les fonctionnaires de quitter le territoire national s’ils ne présentent pas une autorisation dans les aéroports et...

Sécheresse au Maroc : appel à arrêter la culture de l’avocat et de la pastèque

En cette période de sécheresse sévère et de risque de stress hydrique au Maroc, le mouvement Maroc environnement 2050 demande « l’arrêt immédiat » de la culture de certains fruits comme l’avocat et la pastèque qui assèchent les nappes phréatiques.

Maroc : des stations de dessalement pour sauver l’agriculture

Le ministère marocain de l’Agriculture a adopté le dessalement de l’eau de mer à des fins d’irrigation. Dans cette dynamique, le département de Mohamed Saddiki a prévu la construction de nouvelles stations de dessalement dans certaines zones agricoles.

L’eau Aïn Ifrane ne trouve pas encore de repreneur

Le groupe Castel est activement à la recherche d’un repreneur pour la marque d’eau Aïn Ifrane, sans succès pour l’instant. Les discussions avec des opérateurs locaux et internationaux via une banque d’affaires n’ont visiblement pas encore abouti.

La Banque mondiale alerte sur le risque de « stress hydrique » et de sécheresse au Maroc

Le Maroc est menacé par le « stress hydrique », des déficits pluviométriques réguliers et la sécheresse, a alerté la Banque mondiale qui souligne que ces facteurs auront « à long terme » un impact « grave » sur l’économie du royaume.

Autoroutes marocaines : Vers l’augmentation du péage ? Nizar Baraka répond

Face à la polémique grandissante sur les réseaux sociaux, Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, a pris la parole à la Chambre des représentants pour réagir à la présumée hausse des prix des tarifs du péage.

Le Maroc face au défi de l’eau et de l’hygiène après le séisme

L’eau et l’hygiène dans les campements, où vivent désormais sous des tentes les sinistrés du séisme dévastateur du 8 septembre au Maroc, constituent un enjeu majeur pour les autorités du royaume.

Une entreprise canadienne pour le traitement des rejets de la station de Bouregreg

Aquatech Maroc, filiale du groupe Aquatech International basé au Canada, a été retenue au terme de la procédure de sélection de l’entreprise qui aura en charge la gestion et l’exploitation des installations et ouvrages de l’unité de traitement des...

Au Maroc, désormais, le silence de l’administration vaut accord

Suite à la publication par les ministères de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire et de l’urbanisme d’un arrêté conjoint relatif à la simplification des procédures dans le domaine de l’urbanisme, Abdelouafi Laftit a adressé une circulaire aux...

Tunnel entre le Maroc et l’Espagne : rencontre importante à Madrid

Le tunnel qui doit relier le Maroc à l’Espagne via le détroit de Gibraltara été au centre de discussions entre le ministre de l’Équipement et de l’eau marocain, Nizar Baraka, a rencontré à Madrid son homologue espagnole des Transports, de la Mobilité...