Triporteurs au Maroc : D’un outil d’insertion à un symbole de délinquance

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Des triporteurs destinés aux personnes démunies et aux ex-détenus, sont détournés et utilisés à des fins criminelles. Une situation préoccupante, dénoncée dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

Ce type de tricycles a été impliqué dans de multiples enlèvements, vols avec violence et des activités liées au trafic de drogues, ce qui a suscité l’intervention des autorités sécuritaires de Casablanca pour mettre hors d’état de nuire les individus qui se livrent à ces actes criminels.

À lire : Condamné pour avoir touché près de 29 000€ d’aides de la CAF alors qu’il vit au Maroc

« Le Triporteur est devenu un point noir au sein de la société marocaine, notamment dans les grandes villes, où il est devenu un moyen de déviance et de commission d’actes criminels tels que les enlèvements, les vols et la violence », a déclaré Mohamed Akdid, ancien cadre de sécurité et expert en affaires criminelles, rappelant que ce tricycle, mis à la disposition des ex-détenus par l’État, « vise à faciliter leur intégration dans la société marocaine, créer de petites entreprises pour les jeunes et ouvrir de nouvelles perspectives d’emploi ».

À lire : Le Maroc va distribuer les aides directes aux plus pauvres cette année

Dans une déclaration à Al Ayam 24, Akdid a ajouté que la situation préoccupe à un haut point les autorités qui travaillent à y apporter des solutions viables, surtout après qu’un conducteur de ce type de tricycle a renversé récemment un policier. Pour sa part, Ali Chaabani, chercheur en sociologie, a déploré le fait que ces tricycles soient « désormais attribués à tout le monde », en violation des textes réglementaires et de la loi, et « utilisés par des consommateurs de drogues, ce qui représente un danger pour les citoyens ».

  • Les triporteurs sèment le désordre à Marrakech

    La prolifération des triporteurs à Marrakech pendant ce mois de Ramadan, cause des désagréments aux usagers de la route. Ces engins sont à l'origine de plusieurs accidents dans la ville ocre.

  • Marrakech traque les criminels

    La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) entend mener une lutte sans merci contre la criminalité sous toutes ses formes à Marrakech.

  • Maroc : les triporteurs dans le viseur après un accident tragique

    Un triporteur transportant 14 personnes s'est renversé dans la province de Kalaât Sraghna, provoquant la mort de sept passagers, membres d'une même famille. Un accident qui relance le débat sur la nécessité d'interdire l'utilisation de ces véhicules comme moyen de transport des personnes.

  • Maroc : une ville bannit les triporteurs

    Le gouverneur de la préfecture de Nouaceur a décidé d'interdire l'utilisation des tricycles motorisés pour le transport de personnes, de déchets et de gravats de construction.

  • Un chauffeur "InDrive" violemment agressé à Casablanca (vidéo)

    À Casablanca, la tension monte encore entre les utilisateurs des applications intelligentes et les chauffeurs de taxi. L'absence d'une loi régulant ce nouveau type de transport porte préjudice aux conducteurs.

  • Maroc : Nouvelles règles pour triporteurs et trottinettes électriques

    Le ministre du Transport et de la logistique, Mohamed Abdeljalil, a initié un projet de décret en vue de réglementer la conduite des triporteurs et des trottinettes électriques.

  • Des Marocains séquestrés en Birmanie sont entrés au Maroc

    Parmi les Marocains détenus par des bandes criminelles au Myanmar (Birmanie), à la frontière avec la Thaïlande, quatre jeunes, dont trois hommes et une femme, seraient rentrés au Maroc.

  • Marocains torturés en Birmanie : la justice s'empare du dossier

    Sur ordre du procureur général du roi près la Cour d'appel de Casablanca, une enquête judiciaire vient d'être ouverte pour élucider l'affaire des Marocains détenus et torturés par des bandes criminelles armées à Myanmar (Birmanie), à la frontière avec la Thaïlande. Elle est menée par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).

  • "L'boufa", la nouvelle menace pour la société marocaine

    Le Maroc pourrait faire face à une grave crise sanitaire et à une augmentation des incidents de violence et de criminalité, en raison de la propagation rapide de la drogue « l'boufa » qui détruit les jeunes marocains en silence.

  • Maroc : les chiens errants, maîtres des rues

    La prolifération des chiens errants dans plusieurs communes de la région de Berrechid est devenue une source d'inquiétude croissante pour les habitants. Ces animaux, présents en nombre sur les routes, ruelles et places publiques, constituent un danger réel pour la sécurité des passants, en particulier les enfants et les femmes.