Plus de la moitié des MRE sont actifs

- 20h21 - Maroc - Ecrit par : L.A

Les MRE actifs dans leurs différents pays d’accueil en Europe subissent sans discrimination les lois d’un marché de travail segmenté qui les confinent dans des activités. La dernière enquête du Haut-commissariat au Plan sur « l’insertion socio-économique dans les pays d’accueil » par l’accès au marché du travail aura permis d’apprécier la participation différenciée de nos compatriotes dans la création de richesses de ces économies. Quelles sont les branches d’activité qui les occupent ? Quel est leur niveau de qualification ou encore la régularité de leur emploi ? Sont-ils mobiles et dans quelles conditions travaillent-ils ?

La belle révélation de l’enquête porte sur le taux d’activité des MRE âgés de 15 ans et plus. Ils étaient plus de 57,1% en 2005 sur un total de 3 millions de MRE, selon les statistiques du ministère des Affaires étrangères, dont plus de 2,8 millions avaient 15 ans et plus.

A noter que les MRE hommes avec 74,6% sont plus actifs que les femmes, 34,7%. Même le taux de chômage estimé par l’enquête à 8,2% affecte plus les MRE femmes. Une fine analyse des enquêteurs du HCP a permis de cerner l’origine de ces écarts. Le mariage comme la fécondité sont des facteurs influents sur l’activité économique et l’insertion de nos ressortissants installés en Europe.

En atteste le zoom sur « les vivant seuls ». Ces derniers sont pleinement actifs, relève l’enquête, avec 98,1%. En couple sans enfants, les deux conjoints participent fortement au marché du travail. Ils sont 88,9% chez les hommes et 46,8% chez les femmes. D’ailleurs, les enquêteurs relèvent que « l’avènement des enfants réduit considérablement l’activité des femmes, soit 32,5% contre 68,9% chez les hommes ».

Les détails de l’enquête montrent également que près de 1/4 des actifs n’a aucun diplôme et que plus de la moitié (56,2%) sont seulement titulaires d’un diplôme d’enseignement fondamental ou de l’enseignement secondaire. Ils sont 12,6% diplômés de l’enseignement supérieur. Plus de 2,7% ont un diplôme de technicien et 3,9%, un diplôme de qualification assimilé. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les MRE les mieux insérés dans le marché du travail sont pour 62,5% nés au Maroc contre 42,2% pour ceux qui sont nés à l’étranger. De même, ils sont 59% à détenir la nationalité marocaine.

Selon les branches d’activité, les MRE actifs dans leurs différents pays d’accueil se recrutent pour 50% dans le tertiaire. Ils sont 26% dans l’industrie, y compris l’artisanat. Le BTP enrôle 16,8% des MRE actifs tandis que l’agriculture (malgré le système de main-d’œuvre saisonnière mis en place par le gouvernement espagnol), la forêt et la pêche restent le secteur le moins attrayant pour les MRE. Ils sont à peine 7,2%. Plus de 32,7% des MRE actifs n’ont aucune qualification et 15,9% sont des ouvriers non qualifiés. L’Espagne et l’Italie sont leurs pays de résidence. Les cadres représentent 9,3% des MRE actifs. Exceptés les ouvriers, les MRE actifs en Europe sont peu mobiles, voire pas du tout.

Plutôt des ouvriers

Selon les professions principales, la répartition des MRE actifs montre que 71% sont employés dans des professions de faibles qualifications. Ils sont artisans et ouvriers qualifiés des métiers artisanaux (24,5%). Les ouvriers non agricoles, manutentionnaires (18,6%), les employés (18%) et les cadres moyens (10,2%). Ils ne sont que 7,5% à exercer une profession exigeant des niveaux élevés de qualification tels que « membres des corps législatifs, élus locaux, responsables hiérarchiques de la fonction publique, directeurs et cadres de direction d’entreprises, cadres supérieurs, membres des professions libérales ». Tout compte fait, ils sont à 90% salariés.

Source : L’Economiste - B. T.

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  • L'enquête du HCP sur les MRE

    La communauté des Marocains résidant à l'étranger, qui s'élève à environ 3,18 millions de personnes avec 54,6 pc d'hommes et 45,4 de femmes, est appelée à connaître plus de mixité en raison notamment de la féminisation croissante de la population active, estime un enquête menée par le Haut Commissariat au Plan.

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    Les MRE sont « des investisseurs en puissance ». Ils sont 56,4% à avoir le réflexe d'investir dans leur pays d'accueil ou d'origine. Mieux encore, « c'est essentiellement le Maroc qui en profite ». Il est préféré par plus des deux tiers des investisseurs. Le constat est dressé par une étude que vient de publier le Hcp (Haut Commissariat au Plan) sur l'insertion socio-économique des MRE.

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    Le Maroc serait l'un des pays qui ont profité le plus du boom du capital-investissement dans la région Méditerranée.

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  • France : deux fois plus de chômeurs chez les immigrés

    En 2007, 2,4 millions d'immigrés résidant en France métropolitaine se déclaraient en emploi ou au chômage, soit 8,6 % de la population active. Le taux d'emploi des femmes immigrées âgées de 15 à 64 ans est passé de 35 % en 1990 à 47 % en 2007.

  • Réchauffement climatique, les Marocains optimistes

    Le baromètre Axa de la retraite comporte traditionnellement une question accessoire relative à une thématique d'actualité. En 2006, c'était la fête de Noël. (Le Maroc, rappelons-le, a été intégré pour la première fois en 2007). Cette année, l'assureur a décidé d'inclure une question sur le réchauffement climatique. Alors, quelle est la perception des Marocains sur ce sujet ? Selon cette enquête, 33% des retraités marocains se sentent « très concernés » par le changement climatique. Mais si on procède à une comparaison internationale, nos concitoyens font partie des « moins concernés par ce phénomène planétaire » : les retraités portugais, quant à eux, se sentent à 79% « très concernés » contre 93 au Japon et 70 en Italie.

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    La situation du marché du travail en 2007 laisse supposer que le lien tant recherché entre la croissance et la création d'emplois commence enfin à émerger. Selon le Haut commissariat au Plan (HCP), le solde d'emplois nets créés l'année dernière s'élève à 128.000 grâce au dynamisme de trois principaux secteurs : le BTP (6,2%), l'industrie (4,4%) et les services (2,5%).

  • Chômage, les vrais chiffres

    Peu de jeunes inscrits actuellement à l'université croiront à l'engagement du gouvernement de porter le taux de chômage à 7% en 2012. Le rapport détaillé sur l'emploi et le chômage que vient de publier le Haut-Commissariat au plan (HCP) montre en effet que c'est surtout les « 15-24 ans » qui sont les plus touchés par le fléau du chômage, avec ou sans diplôme. Le taux de chômage dans cette tranche de la population diplômée du supérieur est de 55,5%. Cela équivaut à cinq fois la moyenne nationale.