Nasser Bourita dénonce l’attitude de l’Espagne

- 11h30 - Espagne - Ecrit par : J.D

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a dénoncé mercredi, l’attitude du gouvernement espagnol visant à « européaniser une crise exclusivement bilatérale » qui perdure entre le Maroc et l’Espagne. Il s’agit pour le ministre d’une fuite de responsabilité de la part de Madrid.

En marge d’un point de presse organisé lors de la visite au Maroc de son homologue hongrois, Péter Szijjártó, Nasser Bourita a insisté sur le caractère bilatéral et politique de la crise que l’Espagne «  essaye d’européaniser et de détourner de ses causes connues de tous  », a-t-il fustigé avant de relever que la crise n’a pas pris fin avec le départ du territoire espagnol de Brahim Ghali.

«  La crise n’a pas commencé avec l’arrivée du chef du Polisario et ne se terminera pas avec son départ  », a soutenu le ministre marocain, invitant l’Espagne à ne pas se dérober de ses responsabilités.

« Européaniser cette crise est une fuite en avant, un moyen de détourner l’attention », a une fois encore dénoncé Bourita, signalant par ailleurs que son pays et l’Union européenne sont satisfaits des liens de coopération existant entre eux, référence faite aux récentes déclarations de deux responsables européens louant les bonnes relations nouées avec Rabat.

De son partenaire qu’est l’Espagne, le Maroc exige une cohérence entre les actes et les propos sur le séparatisme, a tenu à clarifier le chef de la diplomatie marocaine, rappelant à cet effet que Rabat ne s’est jamais ingéré dans le dossier du séparatisme catalan. « Le séparatisme ne peut pas être interdit dans votre pays et le promouvoir chez le voisin », a-t-il martelé.

Pourquoi alors, l’Espagne en retour, agit de connivence avec les séparatistes sahraouis, notamment en autorisant l’arrivée et l’hospitalisation de Brahim Ghali dans un hôpital de Logroño, s’interroge, déçu, le ministre Bourrita.

Sur la question de l’immigration, il a aussi affirmé que le Maroc n’a aucune leçon à recevoir de ses partenaires, rejetant de fait les accusations espagnoles qui font état de ce que la marrée migratoire le 17 mai sur Sebta, a été commanditée par Rabat.

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