Réforme judiciaire : enfin la bonne ?

- 11h37 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

L’indépendance du pouvoir judiciaire est au centre du débat politique au Maroc et constitue l’un des principaux défis du gouvernement Benkirane. Malgré quelques réformes et la montée au pouvoir des islamistes, le secteur de la justice jouit aujourd’hui encore d’une mauvaise réputation.

La semaine dernière, Mohammed VI a procédé à l’installation de la "Haute Instance du dialogue national sur la réforme de la Justice", composée d’une quarantaine de membres, dont le ministre de la Justice Mustapha Ramid, des personnalités du domaine judiciaire, du gouvernement, de la société civile et du monde des affaires.

Parmi ses membres, on retrouve des représentants de la Cour des Comptes, du CNDH, du Conseil de la Concurrence et du Conseil économique et social, des militants associatifs, de grands bâtonniers et des magistrats. Leur mission aujourd’hui est "d’appeler à un dialogue élargi permettant de mettre au point un plan rigoureux de réforme profonde de la justice", dont les axes principaux avaient été fixés par le Roi dans son discours du 20 août 2009.

La refonte du système judiciaire marocain est aujourd’hui au cœur de l’action gouvernementale, une tâche difficile dans un pays où le peuple paye au quotidien "le prix de l’injustice de la justice" d’après des ONG locales.

Pourtant au Maroc, le domaine de la justice n’a jamais connu autant d’avancées en si peu de temps. Les magistrats exigent l’indépendance du parquet général vis à vis du ministère de la Justice en s’appuyant sur l’article 107 de la constitution, et pour obtenir gain de cause, menacent de manifester, de démissionner et n’hésitent pas à boycotter les activités du ministère de la Justice.

Autre fait non négligeable, en 2011, le conseil supérieur de la magistrature a suspendu huit juges pour corruption, sanctionné 44 magistrats et averti 650 membres du corps de la magistrature pour des fautes professionnelles.

  • Maroc : 1800 juges menacent de démission collective

    Les juges membres du club des magistrats du Maroc ont décidé samedi d'organiser des manifestations afin d'obtenir l'indépendance de la justice, comme l'avait annoncé le Roi Mohammed VI, dans un discours le 20 août 2009.

  • Mort de Mohamed Taieb Naciri, ancien ministre de la Justice

    L'ancien ministre de la Justice Mohamed Taieb Naciri, est décédé dans un hôpital de Rabat mardi, à l'âge de 73 ans.

  • Justice au Maroc : une réforme à plus de 2 milliards de DH

    La charte de la réforme de la justice au Maroc est fin prête. Le projet ambitieux présenté jeudi à Rabat par le ministre de la Justice Mustapha Ramid, est un véritable diagnostic du secteur de la justice au Maroc. La mise en œuvre de ce plan d'action nécessiterait plus de deux milliards de DH sur 7 ans.

  • Qui est derrière les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ?

    Qui est derrière les attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca ? Si l'affaire a été classée par le ministère de l'Intérieur, cette date n'en demeure pas moins un tournant historique pour le Maroc sur le plan politique, religieux, sécuritaire, social et même économique.

  • Abbas El Fassi dénonce l'inexpérience de Benkirane

    Le secrétaire général de l'Istiqlal Abbas El Fassi, a vivement critiqué les sorties médiatiques contradictoires de certains ministres PJD. D'après lui, le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, n'a pas suffisamment d'expérience, pour la simple raison qu'il n'a jamais été ministre.

  • Mustapha Ramid propose de réduire les salaires des ministres

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a expliqué lors d'une réunion du PJD, ne pas être le premier ministre le mieux payé d'Afrique du Nord, avec un salaire de "seulement" 50.000 dirhams par mois.

  • Soufiane Azami, enlevé et torturé par la DST ?

    Une nouvelle affaire de torture au sein de la DST secoue le Maroc. La victime, Soufiane Azami, étudiant à Fès, aurait été kidnappé puis torturé par la DST. L'affaire a été discutée lors du Conseil des Droits de l'Homme (CDH) à Genève, à laquelle a participé une délégation marocaine conduite par Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés.

  • Création de la Haute instance du dialogue national sur la réforme de la Justice

    "Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Mesdames, Messieurs,

  • Corruption : plus de 4000 cas en 2011

    Le ministre de la Justice Mustapha Ramid, brossant un tableau plutôt alarmant sur la situation du secteur de la Justice au Maroc, a fait savoir mercredi que 4415 cas de corruption ont été traités par les tribunaux du pays en 2011.

  • Jeunesse marocaine : ni mariage, ni politique

    Les jeunes Marocains ne s'intéressent pas à la politique. Seuls 1% d'entre eux ont une appartenance politique où adhèrent à des syndicats. C'est le constat dressé par une étude du Haut Commissariat au Plan (HCP). Moins étonnant, 98,5% sont fiers de leur marocanité.