Revenge porn à Tétouan : la cour d’appel rend son verdict

- 16h20 - Maroc - Ecrit par : J.D

Initialement prévue pour la mi-juillet, le jugement en appel de l’affaire Hanaa B relative à la vengeance pornographique à Tétouan, a eu lieu jeudi. Les organisations de la société civile fortement mobilisées aux côtés de la victime, s’offusquent du verdict de confirmation rendue par la cour d’appel même si cette jeune mère de 24 ans, ne retourne pas en prison.

Initialement prévue à la mi-juillet, l’audience en appel relative à cette affaire dans laquelle Hanaa B. a été victime, en janvier 2021, de vengeance pornographique, s’est soldée par la confirmation du verdict d’un mois de prison et d’une amende de 500 dirhams à l’encontre de la victime. Le juge a également décidé d’étendre le mandat de recherche à l’international contre l’auteur de la vidéo.

Une victoire à demi-teinte, selon le collectif Hors La Loi qui s’était saisi de l’affaire, et a assuré un suivi psychologique et financier de Hanaa. «  Nous sommes soulagés, puisque Hanaa ne retournera pas en prison. Elle avait très peur d’y retourner et n’en dormait plus  », a confié, 0 Médias24, Ghizlaine Mamouni, avocate du collectif, avant de souligner son insatisfaction quant à la décision du juge de confirmer les charges contre sa cliente.

Après la publication à son insu d’une vidéo d’elle à caractère pornographique, la jeune femme de 24 ans, mère de deux enfants, avait été condamnée pour attentat à la pudeur et relations sexuelles hors-mariage. Ce verdict avait suscité une levée de boucliers chez les activistes de la société civile qui y voient une atteinte aux libertés individuelles, dénonçant le fait que l’auteur de la vidéo soit en liberté aux Pays-Bas.

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Depuis sa sortie de prison le 03 février dernier, Hanaa n’arrive pas à tenir face aux nombreuses pressions et différentes formes de harcèlement qu’elle subit au quotidien, dénonce Karima Nadi, défenseur des droits humains. Hanaa a vécu un passé tumultueux et douloureux.

Abandonnée à la naissance par sa mère biologique, elle a été adoptée très jeune par une famille de milieu modeste à Tétouan. Elle devint mère pour la première fois à quatorze ans après avoir été violée, confiait Karima Nadir. «  Elle était seule, il fallait que l’État l’accompagne sur le plan psychologique et social. Il fallait qu’elle soit placée dans un orphelinat, et que son enfant puisse être adopté par une famille stable  », plaidait Me Hamidi dans les colonnes de Telquel. L’avocat évoquait la responsabilité de l’État dans le tournant qu’a pris la vie de la jeune femme.

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