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Il est très difficile d’enterrer ses morts pour les musulmans d’Italie

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15 septembre 2020 - 16h30 - Société

Difficile pour Klaid de donner une sépulture en Italie à sa grand-mère, musulmane albanaise, selon les rites de l’islam. Par ces temps de pandémie du Covid-19, un véritable parcours du combattant pour ce petit-fils ballotté de commune en commune à la recherche du précieux espace.

Myzejen, la grand-mère de Klaid est décédée à Fiume Veneto, dans le nord-est du pays. Impossible pour le petit-fils d’y faire reposer sa grand-mère “pour des motifs d’espace”, explique dans les colonnes de L’Espresso, Klaid.

Celui-ci fonce sur Udine (à cinquante minutes de Fiume Veneto). Ce n’est pas non plus le bon endroit parce que n’y sont pas admises les dépouilles de personnes d’un autre département. Et voici Klaid au cimetière de Marghera (en Vénétie) où il se fait servir le même motif : « Ils nous ont dit que c’était impossible puisqu’on venait d’une autre région ».

Les jours continuaient à passer, et finalement, nous nous sommes résolus à une sépulture à Calendasco. conclut-il. Comme Klaid, ils sont quelque 2,5 millions de musulmans habitant dans la péninsule, qui font face à un manque de cimetières incluant des espaces adaptés au culte et aux sépultures islamiques. Un problème révélé au grand jour par la pandémie et accentué par l’obstructionnisme de certains maires de droite, raconte l’hebdomadaire d’enquête L’Espresso.

Mots clés: Alerte , Italie , Décès , Islam , Religion

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