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Sextorsion : du nouveau dans l’affaire du chantage sexuel

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4 mai 2014 - 21h10 - Société

L’affaire des trois jeunes accusés de « chantage sexuel » ne cesse de faire couler de l’encre dans la presse. Quelques détails de ce scandale méritent néanmoins l’attention.

Dans l’affaire des 63 personnalités piégées sur Internet par trois étudiants de Oued Zem, l’un des officiers de police chargés de l’affaire aurait affirmé, selon cairoportal.com :

« Avec ce qu’on a récolté lors de cette enquête, il est possible de lancer une chaîne pornographique ».

Il s’agit bien entendu d’une exagération. Mais… Peut-être pas.

Le produit du chantage s’élevait à 3000 dh, environ 300 euros. L’une des victimes aurait affirmé avoir envoyé ce montant 42 fois. Une autre indique avoir déboursé 85 000 dh pour que les jeunes de Oued Zem gardent le secret.

L’un des trois prévenus de cette affaire a affirmé : « Je me suis décidé à faire cette opération (de chantage) après avoir jeté un œil sur le code pénal et découvert que la peine afférente à ce genre de délit n’excède pas 3 mois de prison ferme ». En somme, une manière de s’enrichir sans risquer « gros ».

Selon une source au sein de la Cour d’appel de Kénitra, les victimes de ce chantage sexuel étaient de nationalités diverses et exerçantes des activités variées. Les plus « notables » seraient un ancien sélectionneur national, de grands joueurs de la Botola, des imams de la célèbre chaîne islamique Iqraa, un journaliste tunisien de la chaîne TV britannique BBC, des médecins, des ingénieurs, des entrepreneurs des EAU, de l’Arabie Saoudite, du Bahreïn, du Koweït et de Qatar et même un simple étudiant de l’université de Kénitra.

Rappelons que leur arnaque est des plus basiques. Se faisant passer pour des filles, les « maitres-chanteurs » réclamaient de leurs cibles de se dénuder face à la webcam. Puis ils enregistraient photos et vidéos des victimes dans des postures scandaleuses.

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