Spoliation immobilière à Casablanca : les vrais propriétaires ont enfin obtenu justice

- 14h40 - Maroc - Ecrit par : I.L

Après 12 ans de procédure judiciaire, l’affaire Brissot, l’un des plus célèbres cas de spoliation foncière au Maroc, a connu son épilogue au début du mois de mars. Les principaux mis en cause, à savoir le gardien de la villa et le promoteur véreux ainsi que leurs complices, ont été condamnés à de la prison ferme allant d’un à 12 ans et au paiement d’une amende de deux millions de DH.

Clap de fin pour Mustapha Him, promoteur immobilier et le gardien de la villa dans le dossier Brissot. Malgré tous leurs efforts pour défendre le faux, ces deux faux héritiers du couple Georges et Olga Brissot n’ont pas obtenu gain de cause. À la mort du propriétaire en 2007, le gardien de la villa et le promoteur immobilier ont falsifié le testament de Georges Brissot en se déclarant co-successeurs de son patrimoine, constitué de la villa « rêve de crabe » d’une superficie de plus de 3 400 m², située sur la corniche de Casablanca, ainsi que des comptes bancaires en Suisse et en France.

Selon L’Économiste, le couple, n’ayant pas eu d’enfants, avait fait établir un testament au profit de Dr. Gérard Bénitah. Alerté, le vrai successeur porta plainte en 2009 pour détournement de succession à l’encontre d’un notaire, d’un avocat et plusieurs autres complices.

En 12 ans, l’affaire a connu plusieurs rebondissements, reports et plusieurs appels. Dans la foulée, l’héritier, Dr. Bénitah est décédé en 2019 et la procédure avait été reprise par son fils, David, installé en Israël. Mercredi 3 mars dernier, la Cour de Cassation a confirmé que la villa du couple Brissot a été bel et bien spoliée, notamment sur la base d’un faux testament.

Très satisfait du verdict prononcé dans ce long dossier judiciaire, il a confié à l’avocat en charge du dossier qu’« il aurait aimé voir son père assister à cette victoire judiciaire ». Par ailleurs, l’affaire Brissot doit encore être soumise au juge civil pour annuler l’acte ayant servi à transférer la propriété de la villa au niveau de la conservation foncière d’Anfa.

  • Fin de cavale pour une notaire de Casablanca

    Les agents de la brigade judiciaire de la préfecture de Casablanca en coordination avec les agents des services de la gendarmerie de Berrechid ont réussi à interpeller la notaire condamnée à dix ans de prison ferme pour son implication dans une affaire de spoliation immobilière. La fugitive était poursuivie pour faux et usage de faux.

  • Casablanca : soirée arrosée dans une villa, 11 personnes interpellées dont le fils d'un général

    Les éléments de la police judiciaire de Casablanca ont interpellé 11 personnes dont le fils d'un général, une mannequin connue et des hommes et femmes d'affaires lors d'une soirée arrosée dans une villa. Ils sont poursuivis pour violation de l'état d'urgence sanitaire, ivresse publique et consommation de drogue.

  • Immobilier : la mafia foncière a perdu du terrain au Maroc

    Le phénomène de spoliation foncière a fortement ralenti au Maroc. C'est ce qu'affirmé lundi Mohamed Benabdelkader, ministre de la Justice, répondant aux questions orales à la séance plénière hebdomadaire.

  • Drame de Tanger : ouverture du procès du propriétaire de l'atelier

    La mort tragique de 28 ouvrières le 8 février dernier suite à l'inondation d'un atelier clandestin à Tanger restera dans toutes les mémoires. L'ouverture du procès du propriétaire de l'usine, principal accusé dans l'affaire, a eu lieu mardi au tribunal de première instance.

  • Casablanca : des hommes d'affaires au cœur d'une spoliation immobilière

    Des hommes d'affaires originaires de Casablanca sont impliqués dans une affaire de spoliation d'une villa appartenant jadis à un juif marocain décédé il y a plus d'une cinquantaine d'années. Convoqués par les services de la police judiciaire qui mènent une enquête sur l'affaire, ils risquent gros.

  • Spoliation foncière : quand les bourreaux grugeaient impunément les victimes

    La spoliation foncière a occasionné beaucoup de victimes dans le rang des citoyens marocains et des étrangers. Ces victimes se faisaient discrètes par crainte de représailles avant que la spoliation foncière ne devienne une affaire d'État.

  • Arnaque immobilière à Bouskoura

    Un promoteur immobilier à Bouskoura a tenté de vendre des logements sociaux à des dizaines de futurs acquéreurs chez qui il a pris des avances. Ces derniers, ayant découvert la supercherie, exigent le remboursement de leurs dus.

  • Étrange cambriolage de la villa d'un haut gradé de la Gendarmerie royale

    Un vol avec effraction a été commis, lundi matin, dans la villa d'un haut gradé de la gendarmerie royale à Tanger. Le voleur, un professionnel, a agi en l'absence des propriétaires et mobilisé les services de police et de la gendarmerie.

  • Corruption au Maroc : 9 ans de prison pour un ex-député

    Poursuivi pour corruption et détournement de fonds, un ancien parlementaire a écopé de 9 ans de prison ferme, assortie d'une amende de 500 000 dirhams et à la confiscation de ses biens. Ses complices ont été également condamnés à de lourdes peines privatives de libertés et de fortes amendes.

  • Hirak du rif : voici la décision de la Cour de cassation

    Deux ans après la décision de la cour d'appel, l'affaire du Hirak du rif a connu, mercredi, un troisième round devant la Cour de cassation de Tanger. Le procès a été reporté à une date ultérieure pour instruction du dossier.