Tanger : le grand ménage a commencé

- 10h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Lors d’une visite inopinée sur le terrain, une commission formée de représentants des autorités a constaté de nombreuses violations environnementales et un non-respect des engagements pris en 2018 par certains exploitants exerçant sur la corniche de Tanger.

Une commission mixte composée d’un responsable du service d’urbanisme de la Wilaya de la région de Tanger, d’un responsable du service économique, d’ingénieurs régionaux, ainsi que de représentants de la protection civile et de la commune de Tanger, veille à ce que des cafés à chicha et des boîtes de nuit installés sur la corniche ne soient pas maintenus, leur état de délabrement étant avancé. Une volonté contraire à celle de certains exploitants exerçant sur la corniche qui « tentent de faire pression pour rester sur place ». Sur le terrain, elle a relevé de nombreuses violations environnementales et un non-respect des engagements pris en 2018 par certains exploitants, rapporte Al Akhbar.

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Convoquées au siège de la Wilaya de la région de Tanger, plusieurs entreprises bénéficiaires de locaux sur cette corniche ont dû présenter leurs autorisations. Il a été découvert que certaines d’entre elles ont obtenu des permis après la démolition d’anciennes installations de la corniche, dans des circonstances douteuses. De quoi s’interroger sur les conditions dans lesquelles ces bénéficiaires ont été sélectionnés. Puisque la procédure a été exécutée après le passage d’une précédente commission mandatée pour la même mission. Après transmission d’un dossier complet au Wali de la région, les décisions qui s’imposent seront prises.

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Cette visite de la commission intervient dans le cadre du projet d’aménagement de la corniche. Plusieurs millions de dirhams ont été alloués à la réhabilitation de la zone.

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