La nouvelle vie paisible de Marouane Fellaini à Dubaï
L’ex-international belge d’origine marocaine Marouane Fellaini mène une vie paisible à Dubaï, aux Émirats arabes unis après avoir pris sa retraite en février 2024 à l’issue de son match disputé avec le club chinois de Shandong Taishan. Cependant, il se refuse à écrire sa biographie parce qu’il n’a pas envie de « cracher dans la soupe » comme le font certains ex-joueurs.
Marouane Fellaini s’habitue à sa nouvelle vie à Dubaï. Dans une interview accordée à La Dernière Heure, il s’explique sur son choix de vivre aux Émirats arabes unis : « Je voulais me déconnecter de l’Europe quand j’ai terminé mon chapitre chinois. La météo est toujours magnifique ici et ça fait du bien au moral. Quand tu as joué au foot pendant si longtemps et que tu décides d’arrêter, les premiers mois sont difficiles. Tu peux vite déprimer. C’est important de prendre soin de son mental et c’est plus simple à Dubaï ». Il confie que ce qui lui a manqué quelques mois après sa retraite ce n’est taper dans le ballon, mais toute l’organisation autour qui disparaît d’un coup. « Tes journées sont minutées autour de ton métier puis tout s’arrête d’un coup. Tu te poses des questions, tu te demandes si tu as fait le bon choix, etc. Et il y a l’adrénaline qui s’en va aussi. Ça te manque vite ».
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Le padel a permis à l’ancien Diable rouge de ne pas sombrer. « J’ai découvert le padel et j’ai retrouvé cet esprit de compétition qui me manquait. Ça m’a fait énormément de bien. J’ai tellement joué que j’ai fini par me blesser (rires). J’y allais tous les jours. Donc, là, je dois un peu calmer. Je vais rejouer, mais j’ai, aujourd’hui, totalement tourné la page de ma carrière de joueur. » Il a également gardé des occupations professionnelles, mais sans un titre particulier. « Je m’occupe d’affaires avec mon ami Karim (Ndlr : Mejjati, son agent de toujours), surtout dans l’immobilier. J’ai pas mal de trucs en Espagne où je me rends régulièrement. J’ai aussi investi aux Francs Borains, c’était une chouette opportunité dans un club important à mes yeux. »
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Contrairement à bon nombre d’anciens joueurs, Marouane n’envisage pas, pour le moment, une carrière d’entraîneur. « […] Si tu te lances dans une carrière d’entraîneur, tu dois être prêt mentalement. Ce métier prend beaucoup de temps, encore plus qu’à mon époque. Il faut rentrer dans la tête de chacun de tes joueurs. C’est un job très difficile, un peu fou même. Après, je pense que j’ai de bonnes notions du foot. J’ai toujours compris assez rapidement. Je n’aurai que 38 ans en novembre, j’ai le temps. » L’ex-international belge a en outre révélé qu’il avait reçu des offres pour poursuivre sa carrière après son départ de Chine, mais qu’il a préféré de ne pas revenir en Pro League. « Chacun a sa fin de carrière, ce n’est pas toujours simple de tout maîtriser. J’ai eu la possibilité de continuer après Shandong, notamment au Club de Bruges. Avec du recul, j’ai bien fait de tout refuser, je n’étais plus prêt à faire les efforts. J’étais fatigué par toute cette discipline quotidienne que je m’infligeais. »
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S’agissant de sa biographie, Marouane n’y pense plus. Il explique : « Un écrivain m’a proposé un truc, mais je n’en ai pas envie. Pendant toute ma carrière, je me suis empêché de balancer des trucs sur mes clubs, mes entraîneurs ou mes équipiers. Pourquoi le faire maintenant ? Certains prendraient cher si je sortais ma biographie, mais je n’ai pas envie de cracher dans la soupe. Je vois des ex-joueurs qui le font et je trouve ça triste. C’est pour ça que je ne pourrais pas être consultant à la télé. Je n’ai pas envie de dire du mal. Chacun fait comme il veut. Le plus important, c’est d’être en paix avec soi-même. »