Affaire Ghali : deux témoins vont comparaître mardi prochain

- 18h40 - Espagne - Ecrit par : P. A

Deux témoins vont comparaître mardi devant le juge de la Cour nationale, Santiago Pedraz, en charge de l’affaire Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, accusé de tortures et de diverses violations de droits de l’Homme.

Le juge Pedraz avait accepté de prendre le témoignage d’Ahmed Tarouzi dont le nom figure dans la plainte initiale impliquant Ghali, et avait refusé de citer à comparaître les deux autres témoins proposés par l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’Homme (ASADEHD). Pourtant, le témoignage de ces deux témoins est capital, estime l’association.

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En plus du témoignage d’Ahmed Tarouzi, le juge Pedraz va aussi recevoir ce mardi 27 juillet, celui d’un codétenu de Fadel Breica, le militant sahraoui d’origine espagnole qui a également porté plainte contre Ghali. Ce dernier aurait été témoin des tortures subies par Breica dans les camps de Tindouf en 2019. Cité à comparaître le 29 juin dernier, il n’avait pas pu honorer le rendez-vous à cause des difficultés d’obtention du visa d’entrée en Espagne. Breica, sa femme et un autre homme avaient comparu ce jour-là, informe El Confidencial Digital.

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Dans sa plainte contre Ghali, Breica accuse les agents du Front Polisario de lui avoir fait subir des coups et des décharges électriques et autres traitements inhumains et dégradants. À cette plainte, s’ajoute celle de l’ASADEDH contre Ghali et 27 autres membres du Front Polisario pour les mauvais traitements qu’ils auraient infligés à des prisonniers de guerre et à des citoyens sahraouis, « en particulier ceux d’origine espagnole ».

Brahim Ghali a comparu par visioconférence le 1ᵉʳ juin dernier depuis l’hôpital San Pedro de Logroño où il a été admis le 18 avril en raison de complications dues au coronavirus. À cette audience, le juge Pedraz n’a pas pris de mesures provisoires contre lui, ce qui a permis au leader du Front Polisario de retourner en Algérie aux premières heures du 2 juin à bord d’un avion médicalisé. Son accueil par l’Espagne a provoqué une grave crise diplomatique avec le Maroc, doublée d’une crise migratoire inédite intervenue en mai avec l’arrivée massive de migrants à Ceuta.

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    L'activiste Ahmed Tarouzi, cité à comparaître mardi dernier, a certifié dans sa déclaration au juge Santiago Pedraz que Brahim Ghali était celui qui donnait les ordres de torture dans les camps de Tindouf, même si lui-même n'en infligeait pas.

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    Le juge de l'Audience nationale, Santiago Pedraz, a annulé la citation à comparaître du dernier témoin dans l'affaire de tortures qu'aurait subies le militant sahraoui Fadel Breica dans les camps de Tindouf dirigés par le leader du Front Polisario, Brahim Ghali. Il rendra son verdict dans les prochains jours.

  • Ce qu'a déclaré Brahim Ghali au juge en juin dernier

    Lors de sa comparution par visioconférence le 1ᵉʳ juin depuis l'hôpital de San Pedro de Logroño, Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, accusé de torture et de diverses violations de droits de l'Homme, avait affirmé au juge Santiago Pedraz qu'il ne reconnaissait pas les faits et qu'en aucun cas, il ne renoncerait à son « immunité diplomatique ».

  • La plainte pour génocide contre Brahim Ghali classée

    La justice espagnole a décidé ce jeudi de classer la plainte pour « génocide » qui vise Brahim Ghali, le chef des séparatistes du Front Polisario qui a été convoqué par un juge début juin alors qu'il était hospitalisé. La plainte avait été déposée par l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme (ASADEDH) pour des délits de génocide en relation avec des faits présumés commis contre des citoyens marocains entre 1975 et 1990 ».

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    Le juge de la Haute cour nationale, Santiago Pedraz, a prolongé de six mois l'enquête contre le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, accusé de tortures par l'activiste sahraoui de nationalité espagnole, Fadel Breica.

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    Camilo Villarino, le chef de cabinet d'Arancha González Laya, ancienne ministre des Affaires étrangères, est celui qui a ordonné à l'état-major de l'armée de l'air de ne pas soumettre Brahim Ghali, le leader du Front Polisario et sa suite au contrôle « des douanes ou de l'immigration » avant leur entrée sur le territoire espagnol.

  • Brahim Ghali de retour à Tindouf

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