Akhannouch dresse un sévère réquisitoire contre le PJD

- 13h20 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le chef de gouvernement Aziz Akhannouch a répondu aux critiques de l’opposition dont l’un des membres « a accusé » son équipe de « manquer de transparence dans l’application des prix des carburants sur le marché national » en dressant un sévère réquisitoire contre la gestion des deux gouvernements successifs dirigés par le Parti de la justice et du développement (PJD).

Une partie de la séance plénière de lundi dernier s’est transformée en un réquisitoire contre le PJD dont le chef du groupement parlementaire Abdallah Bouanou a accusé le gouvernement actuel de « manquer de transparence dans l’application des prix des carburants sur le marché national », fait savoir le journal arabophone Al Ahdat Al Maghribia. « Vos propos comportent beaucoup d’inexactitudes et de mensonges. Si votre objectif est la réintégration des carburants dans la caisse de compensation il faut que vous consultiez votre chef (Abdelilah Benkirane, NDLR) qui était le plus grand défenseur de la décompensation des produits pétroliers », lui a répondu Aziz Akhannouch. Ce dernier a, à son tour, accusé les gouvernements successifs dirigés par les islamistes d’avoir libéré les prix des carburants et échoué dans la constitution du stock stratégique des produits pétroliers.

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Aziz Akhannouch a en outre appelé ses détracteurs à reconnaître que son gouvernement a, jusqu’à maintenant, bien géré cette crise mondiale, rapporte le quotidien arabophone Assabah. Il leur a montré qu’il s’emploie à réussir là où les deux gouvernements successifs dirigés par le parti de Lampe ont échoué. « Quand le PJD dirigeait le gouvernement il n’a pas cessé de demander aux Marocains de lui accorder le temps nécessaire pour accomplir des réalisations. Mais quand il a échoué et qu’il n’a plus de responsabilité, il a commencé à demander aux autres de réaliser en l’espace de 6 mois ce qu’il n’a pas fait pendant dix ans », a ajouté l’actuel chef de conseil du gouvernement.

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Et de conclure : « ce parti qui parle aujourd’hui de la souveraineté énergétique a attendu le dernier instant de son dernier mandat pour nous informer que le contrat de gaz avec l’Algérie est arrivé à échéance. Est-ce cela le sens de responsabilité ? »

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