Passe d’armes entre Benkirane et Akhannouch

- 09h40 - Maroc - Ecrit par : G.A

Dans un live sur sa page Facebook mardi, Abdelilah Benkirane, le secrétaire général du PJD, est revenu sur les passes d’armes au parlement entre Aziz Akhannouch et le député Abdellah Bouanou.

Le secrétaire général du PJD n’a pas apprécié les propos tenus par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, à l’égard du député PJD Abdellah Bouanou, lors de la séance mensuelle des questions de politique générale, lundi dernier à la Chambre des représentants. « Certaines questions ne méritent pas de réponse. Cela fait 5 à 7 ans qu’on reprend cette cassette. Les Marocains le savent et les résultats des élections sont là pour l’attester. Vous demandez aux autres de faire en six mois ce que vous n’avez pu faire en dix ans », avait affirmé Aziz Akhannouch.

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Pour enfoncer davantage le clou, le chef du gouvernement a affirmé que « c’est bien le PJD qui a augmenté les prix, qui a libéralisé les carburants. Ils étaient au gouvernail pendant dix ans et n’ont pas pu sécuriser un stock stratégique national en hydrocarbures ».

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La réponse de Benkirane ne se fera pas attendre. Il a dit assumer pleinement cette décision, même s’il reconnaît avoir commis une erreur en pensant que la libéralisation allait agir sur la concurrence et faire baisser les prix. « Les compagnies se sont probablement entendues pour récupérer d’une manière ou d’une autre les montants qui leur étaient alloués par la Caisse de compensation. Elles ont continué à vendre à un prix élevé, alors que le baril est descendu sous les 40 dollars. Cela leur aurait permis de partager 17 milliards de dirhams de bénéfices supplémentaires », a-t-il affirmé.

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Comme de nombreux Marocains, Abdelilah Benkirane a également dit comprendre la conjoncture exceptionnelle imposée par le conflit russo-ukrainien, mais il pense que le gouvernement aurait pu agir autrement en acceptant des sacrifices pour soulager la population. « Les compagnies de distribution, dont les bénéfices auraient atteint 38 milliards de dirhams, pourraient à leur tour faire un effort et réduire leurs marges. Un geste qui aurait pu soulager les consommateurs », a ainsi souligné Abdelilah Benkirane.

Au cours du débat lundi dernier au parlement, Aziz Akhannouch a émis des réserves sur les chiffres annoncés par les leaders du PJD. Une attitude qui a irrité le secrétaire général du PJD, qui a demandé au chef du gouvernement de faire preuve de gratitude envers le travail abattu par ses prédécesseurs. « S’il n’y avait pas cette réforme, vous devriez aujourd’hui vous retrouver face à un trou dans le budget », a-t-il rétorqué.

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En ce qui concerne les « accusations » d’Aziz Akhannouch au sujet de la gestion du dossier du Gazoduc Maghreb-Europe, Benkirane a qualifié ses propos de « graves » ajoutant qu’il s’agit d’une décision « souveraine » et que le Roi suivait de près ce dossier.

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