L’appel d’Abdelilah Benkirane au roi Mohammed VI

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

La situation des journalistes, blogueurs et leaders d’opinion emprisonnés préoccupe le secrétaire général du Parti de la Justice et du Développement (PJD), Abdelilah Benkirane, qui demande au roi Mohammed VI de leur accorder sa grâce.

Lors de l’ouverture du Conseil national du PJD samedi à Bouznika, Abdelilah Benkirane, a présenté un rapport politique aux membres de son parti. Il a plaidé notamment pour la libération des journalistes, blogueurs et leaders d’opinion. Selon lui, l’occasion était propice « pour insuffler une nouvelle dynamique politique et juridique, et trouver la formule appropriée tout en rappelant l’esprit d’équité et de réconciliation, ainsi que les initiatives royales accordant la grâce dans des affaires impliquant des personnes condamnées suite à certaines protestations sociales, ainsi que les journalistes, leaders d’opinion et blogueurs ». Il affirmera que la place du journaliste Taoufik Bouachrine est aujourd’hui chez lui. « S’il y a une leçon à tirer, nous l’avons tous comprise », a-t-il ajouté, sollicitant le pardon pour ces catégories de détenus. Bouachrine, patron du défunt quotidien Akhbar Al-Yaoum, avait été condamné en appel à quinze ans de prison ferme pour « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol ». Une condamnation confirmée par la cour de cassation en septembre 2021.

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Ce nouvel élan politique que prône le parti des islamistes devrait se dérouler « dans le cadre de la souveraineté nationale, des procédures et des institutions constitutionnelles, afin de protéger les acquis et les progrès réalisés par notre pays, de renforcer la liberté d’expression, la presse et les médias, ainsi que les différents droits et libertés constitutionnels, et d’améliorer l’image de notre pays dans les domaines démocratique et des droits de l’homme, conformément à l’esprit de la lettre royale prononcée à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme », a souligné l’ancien chef de gouvernement.

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Le rapport s’est également intéressé aux volets politique et démocratie. « La gestion gouvernementale actuelle a révélé une tendance régressive contraire à la lettre et à l’esprit de la Constitution de 2011, manifestée notamment par l’adoption par le gouvernement, grâce à sa majorité parlementaire, d’une loi créant une commission temporaire pour gérer le secteur de la presse et de l’édition, en lieu et place d’un organe élu, en violation flagrante des principes de démocratie et d’indépendance dans l’organisation autonome du secteur de la presse, comme stipulé dans l’article 28 de la Constitution », note le rapport, pointant par ailleurs un décret-loi rejeté par le Parlement.

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« La confusion gouvernementale concernant le secteur de la pharmacie, à travers l’adoption d’un décret-loi rejeté par le parlement, opposition et majorité confondues, révélant ainsi un retour à des tendances autoritaires et interventionnistes nuisant à l’indépendance des organes professionnels », fait observer le rapport.

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