Boycott des ports marocains : une stratégie très coûteuse pour l’Algérie
La décision des autorités algériennes d’interdire les ports marocains à ses opérateurs économiques n’a pas été sans conséquences sur son économie.
Le 10 janvier dernier, l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) d’Algérie interdisait aux opérateurs économiques du pays d’utiliser les ports marocains pour l’importation et l’exportation de leurs marchandises. Une décision qui a eu des conséquences immédiates et graves sur l’économie algérienne et le quotidien des Algériens.
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Face à la pression des consommateurs algériens, l’ABEF a été contrainte de faire marche arrière, autorisant à nouveau les importations de produits frais et de viande. Le port de Tanger Med au Maroc a été particulièrement affecté par cette décision algérienne, laquelle a conduit les compagnies maritimes telles que Maersk et CMA CGM à opérer des changements, remplaçant le port marocain par les ports espagnols d’Algésiras et de Valence.
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Un détour qui impacterait le coût du transport et le délai de livraison, et par ricochet, les prix des produits sur les marchés algériens, avaient analysé certains experts. La décision algérienne est intervenue dans un contexte de tensions exacerbées avec le Maroc, la question du Sahara étant la véritable pomme de discorde entre les deux pays voisins.