Harcèlement sexuel : Amina Bouayach félicite les étudiantes ayant brisé le silence

- 08h40 - Maroc - Ecrit par : G.A

Ces derniers mois, certaines universités marocaines ont été éclaboussées par des affaires de harcèlement et de chantages sexuels ayant conduit à la suspension pour certains et à des peines d’emprisonnement pour d’autres. La présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Amina Bouayach, salue « le courage » des étudiantes qui par leur dénonciation, ont permis aux autorités de toucher du doigt, un phénomène qui prend de l’ampleur.

Intervenant lors d’un débat organisé lundi par l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tanger sur « la responsabilité sociale de l’Université - Pour une vie universitaire inclusive et intégrée », la présidente du CNDH a déclaré que les faits et actes de harcèlement et de chantage sexuels enregistrés récemment dans les universités ne font que « nuire à la réputation et à la mission de l’université ». Pour elle, « ils constituent un véritable test pour la capacité de notre société à assumer ses responsabilités sociétales », rapporte Hespress.

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La présidente du CNDH, tout en saluant le courage des étudiantes ayant dénoncé les cas de harcèlement sexuel au sein des universités, a appelé les autres qui préfèrent subir que de dénoncer, à briser le silence, car « l’une des solutions pour faire face à ce phénomène réside essentiellement dans le signalement de toute forme de violence basée sur le genre ».

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Au cours de son intervention, Amina Bouayach a proposé, comme mécanismes de protection des étudiantes, la mise en place d’une « mesure de remédiation », afin d’éviter que ces dernières ne suspendent leurs études. Elle a également appelé à définir et à élaborer un canevas de contrôle des relations entre les enseignants et les étudiants, et à identifier tout ce qui est de nature à « inciter à la violence, à la haine, à la discrimination, et à la violence sexiste ».