Colère des cafetiers marocains suite au prolongement de l’état d’urgence sanitaire

- 14h40 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le prolongement de l’état d’urgence sanitaire n’est pas du goût des propriétaires des cafés et restaurants, qui voient à travers cette mesure des faillites imminentes. Dans leur viseur, le ministre du Travail et de l’insertion professionnelle, Mohamed Amekraz, qu’ils accusent de faire la sourde oreille à leurs doléances.

Des responsables de l’Association des propriétaires des cafés sont en colère. Ils ne conçoivent pas que le gouvernement ait prolongé les mesures de prévention contre le Covid-19 alors que le nombre des cas d’infection régresse au même titre que celui des décès, rapporte Al Akhbar. L’Association pointe une décision aux conséquences non calculées qui pourrait provoquer des tensions sociales très graves.

Le responsable de la coordination de la commission conjointe créée par les professionnels des métiers de la restauration fait d’ailleurs savoir que les cafés et les restaurants traversent une période de vaches maigres. Au point qu’ils se voient dans l’incapacité de faire face aux dépenses courantes, de payer les salaires des employés, les loyers et autres frais de fonctionnement. Les revenus actuels du secteur peinent à atteindre 10 % du chiffre d’affaires enregistré en période normale.

Pendant ce temps, les professionnels du secteur sont sommés de s’acquitter de leurs impôts et taxes. Chose qu’ils déplorent. La situation affecte le plus les employés dont leurs revenus sont essentiellement constitués de « pourboires ». L’Association des propriétaires des cafés et restaurants accuse le ministère du Travail de ne s’être pas préoccupé de l’évolution de la situation et du sort de dizaines de milliers de propriétaires de cafés et restaurants et de celui des centaines de milliers d’employés du secteur.

Les professionnels du secteur menacent d’employer des moyens de protestation musclés au cas où la situation perdurait. Aussi, envisagent-ils de porter leurs doléances au cabinet royal, qu’ils considèrent comme ultime recours devant l’indifférence du gouvernement.

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