Coronavirus : que doit faire le Maroc pour éviter une 3e vague ?

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : J.K

Depuis quelques semaines, la troisième vague de l’épidémie de Covid-19 fait des ravages en France, en Belgique, en Espagne, en Italie… avec des services de réanimation débordés. Au regard de cet inquiétant tableau, le Maroc doit redoubler de vigilance, afin d’anticiper la venue du nouveau variant du Covid-19 et sa propagation sur son territoire, a indiqué dans un entretien avec Al Bayane, Ahmed Rhassane El Adib, professeur en anesthésie-réanimation, à l’université Cadi Ayyad-Marrakech.

Bien qu’étant le premier pays à prendre des mesures strictes dans la lutte contre la propagation de la pandémie à l’instar de la Chine, le Maroc doit continuer dans la même lancée pour ne pas retomber dans la scène catastrophique vécue lors de l’Aid Al Kebir, où le pays a enregistré des milliers de malades et une hausse des décès. Le constat est clair, depuis un certain temps, on constate la réouverture de plusieurs services et le non-respect des mesures mises en place dans plusieurs villes.

Face à cette situation, Ahmed Rhassane El Adib, vient de lancer un SOS afin d’attirer l’attention des uns et des autres sur l’éventualité d’une troisième vague très dangereuse et difficile à traiter. Pour l’expert, les hôpitaux marocains doivent prendre des mesures pour anticiper cette éventuelle vague tout en préparant les réserves d’oxygène et de médicaments pour éviter les failles dans la prise en charge.

Il faudra également élaborer « des plans de riposte écrits des différents secteurs à ouvrir dans le public et le privé pour chaque localité avec des circuits de prise en charge à diffuser à la population. Prévoir le renforcement de la régulation médicale dès maintenant, notamment, via utilisation de centres d’appels régionaux (mais avec circuits clairs et pré établis). Accélérer la vaccination autant que possible et élargir les bénéficiaires (notamment en décrétant une seule dose pour les anciens Covid) », a-t-il souligné.

De l’avis de l’interviewé, outre ces mesures, il est primordial d’augmenter la capacité en tests RT-PCR avec une distribution territoriale en fonction de la situation épidémiologique, distribuer les tests rapides aux médecins privés, autoriser le dépistage dans certains secteurs à haut risque, permettre aux labos privés de faire le test, surveiller les eaux usées et donner l’hydroxychloroquine aux pharmaciens avec un cahier des charges.

L’expert est également revenu sur les ressources humaines soulignant le manque d’infirmiers, de médecins, des médecins réanimateurs anesthésistes et médicaux dans le Royaume. Sans oublier le manque de communication avec les citoyens et le déficit de communication entre les professionnels de la santé pour échanger les expériences et travailler entre eux.

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