Coronavirus : crainte d’une seconde vague très violente au Maroc

2 novembre 2020 - 17h00 - Maroc - Ecrit par : G.A

Le Maroc s’avance vers une seconde vague de contamination bien plus virulente que la première. Ce sont là, les appréhensions de Dr Tayeb Hamdi, médecin, chercheur en politiques et systèmes santé et également vice-président de la Fédération Nationale de la santé.

Les Marocains devront faire face à une autre phase de confinement total. Ce sera par mesure de précaution pour empêcher la propagation de la pandémie du coronavirus. Selon le médecin, si on ne prend pas garde, cette seconde vague qui s’annonce pourrait être implacable. « Nous sommes entrés dans une autre phase de la pandémie et de nouveaux comportements sont nécessaires ». Les jours à venir risquent d’être éprouvants en termes de contamination. Pour Dr Tayeb Hamdi « la grippe saisonnière et d’autres infections respiratoires saisonnières devront compliquer la situation et accabler les établissements de santé ». Le spécialiste craint que « la capacité des hôpitaux, des soins intensifs et des professionnels de la santé ne soit pas extensible », rapporte Hespress.

Le vice-président de la Fédération Nationale de la santé a souligné qu’il est important de réagir à temps pour éviter des conséquences encore plus fâcheuses que celles rencontrées jusqu’ici. « L’effondrement signifie simplement que les citoyens souffrant de détresse respiratoire, qui sont dans des conditions critiques, ne peuvent pas être admis à l’hôpital ou aux soins intensifs en raison du manque de places. Cela s’applique aux cas de covid comme à d’autres cas, tels que l’AVC, crises cardiaques, accidents. Cette situation est autant inimaginable que dangereuse », a-t-il fait valoir.

Le médecin précise que ce n’est pas qu’une question de santé mais de sécurité et de stabilité de tout le pays.« Nous ne pouvons pas nous permettre d’aller vers cela, car nous y laisserons des vies, l’économie, l’éducation et la vie sociale, avec une période de récupération beaucoup plus longue et plus lente ce qui n’aurait pas été le cas si nous avions envisagé l’arrêt », indique la même source.

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