Harcèlement sexuel : une employée fait condamner le consulat du Maroc à Murcie

- 10h00 - Espagne - Ecrit par : P. A

La chambre sociale du tribunal de Murcie a condamné le consulat du Maroc dans la ville à payer plus de 50 000 euros à titre de dommages-intérêts à une employée, victime de harcèlement sexuel et injustement licenciée. La justice espagnole a également ordonné de réintégrer la femme.

L’employée, qui occupait le poste de secrétaire du consul du Maroc, a poursuivi le consulat en justice pour licenciement abusif. Dans sa plainte, elle explique avoir perdu son emploi après avoir refusé de céder aux avances de l’ancien consul, Sidi Mohammed Biedallah, actuellement en poste à Bilbao, qui la harcelait sexuellement.

L’affaire remonte au mois de septembre 2020, lorsque Sidi Mohammed Biedallah a pris fonction en tant que consul du Maroc à Murcia. Le diplomate faisait subir des attouchements sexuels à la secrétaire. « Le 28 mai 2021, il a essayé de l’embrasser et de la serrer dans ses bras. Il l’a appelée sur son téléphone portable en dehors des heures de travail. Mais la plaignante a toujours rejeté ses avances », relève l’acte d’accusation.

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Face à ces refus, le consul a affecté la femme à un poste « qui ne lui correspondait pas ». L’employée a également subi le rejet de ses collègues. Excédée, elle a fait une crise grave d’angoisse le 18 janvier 2022. Elle a été licenciée sans droit en décembre 2022, alors qu’elle s’apprêtait à reprendre du service après un long traitement pour « crise d’anxiété en raison d’un harcèlement sexuel ».

Dans sa sentence livrée fin avril et à laquelle La Opinión de Murcia a eu accès, le tribunal de Murcie a fait droit à la demande de la salariée, déclarant le licenciement nul et non avenu et condamnant le consulat à « réintégrer immédiatement la femme dans son emploi » et à lui verser 56,89 euros par jour depuis son renvoi jusqu’à sa réintégration, ainsi qu’une indemnité de 51 000 euros.

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