Immobilier : comment améliorer l’application de la VEFA au Maroc

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Alors que la loi sur la Vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) présente plusieurs avantages tant pour les promoteurs immobiliers que pour les acquéreurs, elle s’applique rarement. Anice Benjelloun, vice-président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) propose des améliorations.

« Instrument fondamental permettant de garantir les transactions et de professionnaliser le secteur, la VEFA est rarement pratiquée par les opérateurs (5 % à 10 %). […] Elle propose deux types de garanties à offrir aux acquéreurs, soit une garantie financière donc une caution bancaire, soit une garantie ou une assurance d’achèvement des travaux », a déclaré à la MAP Anice Benjelloun. Sauf qu’«  une telle assurance n’existe pas au Maroc, car il n’y a pas de produits qui proposent aux promoteurs de garantir l’achèvement des travaux », a indiqué le vice-président de la FNPI.

À lire : Maroc : ce qui oppose promoteurs immobiliers et acheteurs

S’agissant de la caution bancaire, « les banques ne peuvent pas à la fois financer le projet (la construction) et donner une garantie pour les avances des acquéreurs », a-t-il encore soulevé. Fort de ces constats, Anice Benjelloun appelle à revoir un certain nombre de dispositions. « Il faut y avoir un transfert progressif de la propriété, mettre en place une assurance d’achèvement des travaux et voir si les banques vont pouvoir mettre en place un dispositif de caution pour les avances et qui soit indépendant du financement des projets. Donc, il y a lieu de revoir cette mouture de loi et de trouver une formule qui soit plus applicable », a-t-il dit.

À lire : Immobilier au Maroc : les explications d’un expert sur les vices cachés

La FNPI s’enthousiasme pour la mise en place d’une VEFA, mais « il faut que cette disposition soit réellement applicable, fluide et facile à mettre en place ». Anice Benjelloun recommande de se pencher sur la possibilité de mettre en place un transfert progressif de la propriété pour avoir une garantie spécifique à l’acquéreur, d’étudier la possibilité de mettre en place un produit d’assurance d’achèvement de travaux et enfin de mettre en place une caution bancaire pour les acquéreurs, sans pour autant pénaliser le crédit accordé à la promotion immobilière.

  • Maroc : ce qui oppose promoteurs immobiliers et acheteurs

    La loi sur la vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) continue de faire des vagues. Et pour cause.

  • Futur gouvernement au Maroc : les attentes des professionnels de l'immobilier

    Les acteurs de l'immobilier et du BTP attendent le prochain gouvernement sur de nombreux chantiers, notamment la relance du programme des logements sociaux et la mise en œuvre d'une série de réformes devant faciliter la reprise rapide et durable de l'activité après la crise sanitaire.

  • Maroc : les promoteurs immobiliers espèrent profiter de l'été 2021

    Les promoteurs immobiliers du Maroc, totalement affaiblis par les effets dévastateurs de la pandémie du Covid-19 sur leur secteur d'activités, entretiennent un brin d'espoir pour se donner de la visibilité durant la saison estivale prochaine même si celle de 2020 n'a pas été des plus reluisants en raison de la fermeture des frontières.

  • Immobilier : Les attentes des professionnels pour une relance des activités

    L'immobilier peine toujours à se relancer malgré la reprise progressive des activités économiques. Le secteur continue de subir les conséquences de la crise tant sur l'activité de la promotion immobilière que sur l'emploi. Pourtant, le Maroc connaît un déficit en logements. Les spécialistes dénoncent des goulots d'étranglement qui empêchent de répondre aux aspirations et aux demandes des populations.

  • Maroc : le ministère de l'Industrie s'est fait arnaquer

    La police judiciaire de Rabat a arrêté un entrepreneur, par ailleurs président d'une instance de lutte contre la corruption et d'une association de petites entreprises, soupçonné d'avoir arnaqué une banque et un ministère. Le suspect fait l'objet d'une vingtaine de plaintes pour escroquerie et faux et usage de faux.

  • Maroc : le Covid-19, un risque majeur pour l'immobilier

    Au Maroc, l'immobilier est l'un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire liée au coronavirus. Un secteur déjà confronté à une crise endogène. Zakia Medkor, responsable Souscription risques techniques et spécialités apporte un éclairage.

  • Au Maroc, le marché immobilier amorce sa reprise

    La reprise s'amorce sur le marché de l'immobilier au Maroc. En témoigne la hausse des transactions immobilières enregistrée de septembre 2020 au premier semestre de cette année.

  • Immobilier au Maroc : bientôt l'expiration de l'incitation fiscale

    L'incitation fiscale arrive à expiration le 30 juin prochain. Toute personne souhaitant acheter un logement ou un terrain nu ne pourra bénéficier de l'exonération totale des droits d'enregistrement après ce délai.

  • Que retenir du conseil des ministres présidé par le roi Mohammed VI ?

    Un conseil des ministres s'est tenu, ce lundi 28 juin au palais royal de Fès, sous la présidence effective du roi Mohammed VI. Deux projets de loi-cadre, un projet de loi et plusieurs projets de décrets et conventions internationales ont été adoptés.

  • Le Maroc a attiré plus d'investisseurs étrangers malgré la pandémie

    En dépit des effets néfastes de la pandémie du Covid-19, les investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté au Maroc. Ils ont progressé de 12%, soit 689 MDH à fin avril 2021 par rapport à la même période l'année précédente.