A Kénitra, des terres collectives spoliées

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Dans la province de Kénitra, un président de commune et ses deux adjoints, ainsi que des avocats et des fonctionnaires sont accusés d’escroquerie et de falsification dans une affaire de spoliation des terres soulaliyates.

Sont impliqués dans cette affaire le président de la commune de Kariat Ben Aouda, Moul Bab Bourkia, et ses deux adjoints. Les trois élus du Rassemblement national des indépendants (RNI) seraient impliqués dans une affaire de falsification de contrats sont accusés d’escroquerie et de falsification par le gouverneur de la province de Kénitra, Fouad M’hamdi, qui aurait engagé une procédure de révocation à leur encontre, fait savoir Al Akhbar.

Le gouverneur s’est appuyé sur un rapport de l’inspection générale de l’administration territoriale relevant du ministère de l’Intérieur pour porter ces accusations contre les trois élus de la commune à qui il a adressé des demandes d’explication sur les actes illégaux qu’ils auraient commis. Selon l’article 64 de la loi organique relative aux communes, les concernés ont un délai de dix jours pour répondre à cette demande d’explication.

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Le gouverneur attend ces réponses pour transmettre la demande de révocation du président et de ses deux adjoints au tribunal administratif de Rabat, indiquent des sources, précisant que les trois responsables sont accusés de falsification de contrats dans une affaire de spoliation de terres appartenant à des communautés soulaliyates (terres collectives).

Dix-sept avocats du barreau de Kénitra sont également impliqués dans cette affaire. Ils sont poursuivis pour escroquerie, falsification de documents et spoliation des terres soulaliyates, apprend-on. Cette affaire survient alors que plusieurs secrétaires généraux et fonctionnaires sont accusés de falsification de contrats dans les communes de Souk El Arbaa du Gharb dans la province de Kénitra et de Belksiri dans la province de Sidi Kacem.

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