Covid-19 : la culture, un secteur toujours très affecté par la crise sanitaire

- 07h40 - Maroc - Ecrit par : G.A

Au nombre des secteurs qui ont été sérieusement impactés par la pandémie du Covid-19, il y a celui de la culture. Même si le fort taux de vaccination et la baisse conséquente des cas de contamination avaient poussé à la réouverture des espaces dédiés, les artistes vivent toujours dans l’incertitude.

Deux ans que le secteur culturel broie du noir. Les mesures restrictives prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus empêchent les acteurs du secteur de s’épanouir. Depuis que le Covid fait partie du quotidien, seulement quelques avant-premières de films cinématographiques et de pièces de théâtre ou des concerts en présence d’un public restreint ou encore des vernissages d’expositions, ont pu être organisés, rapporte Aujourd’hui le Maroc.

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Les artistes ont plus assisté à l’annulation ou au report de leurs événements qu’à leur tenue effective, au Maroc comme à l’étranger. Avec le retour du royaume et de certains pays dans la zone verte, l’espoir avait envahi le monde culturel, mais l’apparition du variant Omicron est venue tout remettre en cause. Les artistes comédiens qui ont longtemps souffert de la fermeture des salles de spectacles, espèrent qu’ils ne feront pas face à nouveau à cette situation.

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Les chanteurs n’ont pas trop de soucis à se faire. Même s’ils n’arrivent pas à donner des concerts ou à participer aux festivals comme par le passé, ils se contentent de lancer des singles, afin de rester présents dans la mémoire des mélomanes, en attendant un allègement des mesures restrictives.

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En ce qui concerne les artistes peintres, ils parviennent à dévoiler leurs œuvres mais la cadence de l’organisation des expositions n’est plus la même, puisque seules les musées gérés par la Fondation nationale des musées poursuivent leur ouverture ainsi que la programmation de nouvelles expositions, souligne le journal.

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Pour ce qui est des écrivains, ils continuent de publier même si les maisons d’édition doivent faire face à des problèmes comme la cherté du prix du papier. A cela s’ajoute le report ou l’annulation des cérémonies de signature de leurs publications ou des rencontres littéraires.

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Les professionnels de l’art et de la culture restent accrochés aux différentes stratégies enclenchées pour la lutte efficace contre la pandémie et espèrent des lendemains meilleurs pour un secteur qui a reçu de plein fouet les conséquences de la crise.

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