Les Marocains boudent le chocolat

- 18h20 - Maroc - Ecrit par : J.K

Chaque fin d’année, le marché marocain du chocolat connaît son pic. Mais cette année, en raison de la crise sanitaire, les Marocains semblent avoir boudé ce petit plaisir.

Cette fin d’année, la crise sanitaire a obligé les ménages et les entreprises à des restrictions budgétaires. " Ce qui va largement impacter notre business comme celui des parfumeurs et de toutes les filières du cadeau d’entreprises ", rapporte La Vie éco, citant les propos du gérant d’une enseigne de chocolat du quartier Mâarif à Casablanca, très inquiet. D’ailleurs, les effets se constatent déjà, puisque " les commandes ne sont pas au même niveau que les années antérieures. Les entreprises qui achètent habituellement chez nous ne se sont pas encore toutes manifestées. Nous les avons contactées et envoyé nos offres, mais nous attendons… ", se préoccupe-t-il.

Normalement, les ventes enregistraient une hausse entre novembre et janvier et représentaient 80% du chiffre d’affaires annuel des chocolatiers. Mais jusqu’à une semaine des fêtes le tableau se présente mal, car, " le pouvoir d’achat des ménages a été sérieusement touché par cette crise dans la mesure où plusieurs personnes ont perdu leur travail ou encore ont vu leurs salaires réduits...De ce fait, acheter du chocolat devient un achat superflu dont on peut se passer", a ajouté un autre gérant de la place.

Toutefois, on garde espoir chez Aiguebelle restée fermée durant 2 mois à cause de la crise sanitaire. Ainsi, des nouveautés ont été apportées, " avec la contribution de 6 grands maîtres chocolatiers pour concocter des recettes innovantes et exclusives réalisées de façon artisanale... en respectant les mesures de sécurité qui s’imposent", a indiqué Mohamed Amine Berrada, président-directeur de la Compagnie chérifienne de chocolaterie Aiguebelle. De plus, une " large gamme de fourrés au praliné ou à la ganache est proposée aux catégories pro et aux cadeaux de fin d’année pour les entreprises et les familles" a-t-il ajouté.

L’objectif est de développer le marché évalué à environ 700 kilogrammes de chocolat annuellement, avec une consommation moyenne d’un kilogramme par habitant par an. Ce qui classe le Maroc très loin derrière les pays comme la Tunisie où la consommation est de 3 kilos, ou encore certains pays européens où la consommation se situe entre 7 et 8 kilogrammes.

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