Safran : le Maroc triple la surface de l’or rouge

- 18h20 - Maroc - Ecrit par : J.K

La culture du safran a connu un véritable boom au royaume ces dernières années au Maroc, dépassant de loin les estimations prévues. Communément appelé « or rouge », ce produit est le pistil de la fleur de crocus dont le prix les vertus supposées, la part de mystère, créent un certain engouement et drainent de nombreux agriculteurs.

Grâce au Plan Maroc Vert, la surface de safran cultivée a plus que triplé en 10 ans, dépassant l’objectif fixé par la stratégie agricole qui était de 1 350 hectares au départ, selon les données du ministère de l’Agriculture. Le Maroc doit également cette hausse à la mise en place et le lancement de Dar Zaâfaran et la co-organisation du 5ᵉ symposium international du safran.

Une plateforme a également été installée pour faciliter la production et la multiplication des cornes de safran et 112 coopératives ont eu droit à une aide. Ainsi, 63 coopératives ont été labellisées « appellation d’origine protégée », 8 coopératives autorisées ONSSA, 7 coopératives certifiées BIO, 3 autres certifiées « SIOWFOOD » et 2 attestées « FAIRTRADE », fait savoir Lavieeco.

Cultivé principalement à Souss-Massa (57% de la production) et à Draa-Tafilalt (43%), sa valorisation est assurée par ces deux régions, avec 82 unités installées à Souss-Massa et une capacité de 2,15 T/an et 57 unités installées à Draa-Tafilalt avec 1,4 T/an de capacité. Pour la vente de cet «  or rouge  », il existe un circuit court à travers lequel 55% de la production sont vendus et qui est composé surtout de coopératives, sociétés et GIE. 40% de la production sont commercialisés par le circuit long composé des grands et petits collecteurs et en dernière position, 5% de la production est vendue directement par les producteurs aux consommateurs.

Pour rappel, la filière du safran a atteint en 2019, un chiffre d’affaires de 78 MDH et une valeur ajoutée de 58 MDH/, ayant permis la création de 258 000 journées de travail et des investissements d’environ 60,3 MDH, dont 56,5 MDH mobilisés par l’État.

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