Maroc : les salles de fêtes se plaignent de "l’absence" de mariages

- 20h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Au Maroc, la fréquentation des salles de mariage a considérablement baissé cet été au point d’inquiéter plusieurs gérants.

La fin des salles de mariage traditionnelles est-elle venue ? À en croire les propriétaires, ces salles connaissent cet été une baisse spectaculaire de leur fréquentation. Le nombre de fêtes et de mariages a connu une grande baisse cet été, causant une stagnation dans le domaine de l’organisation des fêtes et des services associés qui fournissent des milliers d’emplois, rapporte le site Rue20. Pour résoudre ce problème, les propriétaires de ces salles ont réduit les prix. Une solution qui s’est avérée inefficace, car la demande reste faible par rapport aux années précédentes.

À lire :Maroc : colère des gérants de salles de fêtes

Les causes de cette désaffection des salles sont multiples. Les professionnels pointent le désintérêt pour le mariage, mais aussi la hausse des prix des services et des fournitures de mariage qui pèsent lourdement sur les familles marocaines, notamment celles à revenu limité. Autre cause majeure : des propriétaires ont transformé leurs villas en salles de fête contre des prix ne dépassant pas 5 000 dirhams. Désormais, c’est la ruée vers ce nouveau type de salles au détriment des salles traditionnelles, caractérisées par leur grande superficie et leurs prix élevés.

À lire :Une vidéo prônant le mariage mixte entre Subsahariens et Marocaines fait polémique

Les propriétaires des salles traditionnelles louent désormais pour différentes événements afin de tenter de juguler la crise.

  • Maroc : colère des gérants de salles de fêtes

    Après l'impact de la pandémie de Covid-19 sur leurs activités, les propriétaires et gérants de salles de fêtes disent faire face aujourd'hui à une concurrence déloyale insupportable de certains individus proposant des salles informelles et des villas privatisées pour l'organisation des célébrations.

  • Maroc : fin des mariages bruyants et tardifs ?

    Tétouan veut faire régner l'ordre et le respect des lois de santé publique dans les salles de fête et de mariage. Les habitants de Nador attendent les autorités locales sur ce chantier.

  • Les mariages marocains à l'heure des économies

    Les coûts élevés des traiteurs cet été poussent les familles marocaines à revoir leurs budgets de mariage à la baisse et à opter pour des célébrations sobres avec une liste restreinte d'invités. En cause, la flambée des prix des denrées alimentaires, des viandes (rouge et de volaille) et des poissons.

  • Maroc : fin des mariages trop bruyants ?

    Suite aux plaintes des habitants de Ksar El Kebir, le pacha de la ville a pris des mesures visant à limiter le désordre causé par l'organisation de fêtes de mariage et les tentes installées dans les rues et les quartiers.

  • Les cafés et restaurants marocains étouffés

    La hausse des prix atteint des records au Maroc. Les cafés et restaurants sont très affectés par cette inflation galopante. Ils font face à une baisse drastique de leurs recettes.

  • Le phénomène du mariage sponsorisé fait polémique au Maroc

    S'il y a un phénomène qui s'est répandu au Maroc ces deux dernières années, c'est bien le mariage sponsorisé. Si certains internautes marocains épousent ce concept né aux États-Unis, d'autres expriment leur désapprobation.

  • L'envolée des tarifs touristiques prive les Marocains de vacances

    Au Maroc, la hausse exagérée des prix des services touristiques (hôtels, cafés et restaurants) pendant la saison estivale affecte de manière significative le tourisme intérieur et l'économie locale.

  • Les Marocains ne se marient plus

    Au Maroc, le nombre de mariages a diminué de plus de 25 % au cours de la dernière décennie, tandis que le nombre de divorces ne cesse d'augmenter, selon les données du ministère de la Justice.

  • Au Maroc, le mariage ne fait plus rêver

    Au Maroc, le secteur de l'organisation d'événements, notamment les mariages, traverse une crise sans précédent. Même les Marocains résidant à l'étranger (MRE) qui contribuent à son essor pendant la saison estivale manquent à l'appel.

  • Les salles de fêtes sous le feu des critiques au Maroc

    Dans de nombreuses villes marocaines, l'implantation de salles de fêtes au sein des quartiers résidentiels est devenue une source de conflit. Des habitants, dont les plaintes se multiplient, dénoncent des nuisances sonores quasi permanentes qui, selon eux, bafouent leur droit fondamental au repos et à la tranquillité.