Marrakech sans calèche n’est pas Marrakech

- 20h20 - Maroc - Ecrit par : A.T

Difficile d’imaginer Marrakech sans ses calèches et le bruit des claquements de sabots sur les pavés. Elle est devenue l’emblème touristique indiscutable de la cité ocre qui a su résister au temps malgré l’urbanisation et la modernisation.

Elle est le moyen de déplacement privilégié des visiteurs aussi bien marocains qu’étrangers dans la ville de Marrakech. La calèche s’est imposée dans le paysage urbain de la ville depuis des décennies. Outre l’aspect écologique, les « koutchis » permettent aux visiteurs d’admirer les remparts de la ville millénaire au rayonnement touristique international et aux innombrables sites historiques et naturels.

Marrakech offre une parfaite harmonie entre modernité et authenticité grâce à la calèche qui s’affiche comme « un véritable patrimoine immatériel », faisant d’elle une ville féérique et attrayante. Des observateurs et chercheurs soutiennent que l’apparition des calèches remonte au 19ᵉ siècle, ce qui en fait une partie intégrante du patrimoine culturel de la cité ocre.

Dans une déclaration à la MAP, M. Hassan Lakhdar, président de l’Association professionnelle des propriétaires et conducteurs des calèches à Marrakech, explique que le « koutchi » servait auparavant de moyen de transport des habitants au sein de la ville, ajoutant qu’il assure toujours son rôle capital sur le plan touristique en permettant aux usagers de découvrir les atouts de la cité des « sept saints ».

Selon Lakhdar, la calèche a connu une évolution grâce au soutien de la Société protectrice des animaux et de la nature (SPANA), qui organise le contrôle technique des véhicules tous les quatre mois, et octroie des carnets de santé aux conducteurs, ainsi que l’organisation de concours annuels pour récompenser les plus beaux attelages et montures et le meilleur conducteur.

Il dira dans la foulée que l’État porte une attention à cette activité liée au tourisme. Il offre aux propriétaires l’assistance nécessaire afin de continuer leur activité, et leur permettre de faire face aux effets négatifs de la crise sanitaire engendrée par la propagation de la Covid-19 sur l’économie locale, en général, et le secteur touristique en particulier.

Il apparait impérieux de restructurer le sous-secteur touristique en créant de bonnes conditions de travail aux conducteurs de calèche. Le métier est appelé à évoluer pour être en mesure de s’adapter avec les grandes mutations du secteur du tourisme. En attendant, les bruits des sabots claquent et résonnent comme pour dire « Marrakech ! Tu ne vivras pas sans nous ».

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