Réseau de prostitution à Agadir : la justice frappe fort, 25 condamnations

24 février 2025 - 17h00 - Ecrit par : P. A

Le tribunal de première instance d’Agadir a condamné 25 des 33 personnes arrêtées dans le cadre de l’affaire du salon de massage soupçonné de prostitution.

Suspectées de prostitution, quatre employées du centre ont écopé d’un an et demi de prison ferme et une amende de 20 000 dirhams chacune, rapporte Al Akhbar. Douze accusés ont été condamnés à une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 2 000 dirhams, tandis que neuf autres ont écopé de deux mois de prison avec sursis et d’une amende de 1 000 dirhams chacun. Le tribunal a également ordonné la fermeture définitive du salon et le retrait de sa licence.

À lire : Agadir : un spa démantelé pour prostitution

Pour rappel, les 33 accusés, soit 22 jeunes femmes et 11 hommes, dont des étrangers, avaient été interpelés le 4 février après une descente de la police judiciaire dans un salon de massage situé en plein centre-ville d’Agadir. Parmi les nombreux salons de massages et spas qui ont ouvert dans la ville ces dernières années, certaines s’adonnent à des activités de prostitution. Sur les réseaux sociaux, des gérants de ces centres n’hésitent pas à proposer des services sexuels pour attirer la clientèle.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Agadir - Droits et Justice - Prostitution Maroc

Ces articles devraient vous intéresser :

Autoroutes du Maroc sous le feu des critiques

La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) a été condamnée à plusieurs reprises pour négligences dans l’entretien des routes et la protection des usagers. Des décisions de justice qui font suite à des accidents causés par des animaux errants,...

Maroc : les chiffres alarmants sur la corruption des députés

Sur les 30 députés à la Chambre des représentants poursuivis ou condamnés pour des faits de corruption, de détournement de fonds publics ou d’abus de pouvoir, 16 proviennent de la majorité (RNI, PAM et l’Istiqlal). C’est le constat fait par Jeune Afrique.

Maroc : 300 élus locaux poursuivis pour crimes financiers, un record sous Laftit

Cette année, le ministère de l’Intérieur a déjà engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de 300 élus locaux impliqués dans des crimes financiers. Une démarche qui s’inscrit dans une politique de moralisation de la vie publique et de transparence.

Maroc : WhatsApp banni pour la Gendarmerie royale

Suite à la décision de justice annulant un procès-verbal dressé via WhatsApp, la Gendarmerie royale a invité les commandements régionaux, casernes, centres et patrouilles au respect strict des textes en vigueur et à éviter d’envoyer tout document via...

Indivision immobilière : un changement majeur de la fiscalité au Maroc

La Direction générale des impôts (DGI) a instruit ses services de ne plus taxer la valeur totale d’un bien en indivision lors de l’individualisation d’une quote-part. Cet alignement sur la jurisprudence de la Cour de cassation marque une avancée...

La chanson « Enty » de Sâad Lamjarred devant la justice

Le compositeur Mohamed Rifai a assigné DJ Van en justice à cause de la chanson « Enty » interprétée par Saad Lamjarred en 2014.

La ville de Tanger « asphyxiée »

Asphyxié par une augmentation vertigineuse des dépenses liées à des contentieux juridiques, le conseil de Tanger sollicite auprès du ministère de l’Intérieur l’inscription d’une provision de 80 millions de dirhams au budget 2026 pour couvrir ces frais.

Un enfant né d’un viol ouvre une brèche dans le droit marocain

Saisie par une jeune maman qui cherche à obtenir une indemnisation pour son fils issu d’un viol, la cour de cassation marocaine a rendu une décision qui va faire date.

Ça se complique pour Achraf Hakimi

Le parquet de Nanterre a demandé en août un procès pour viol contre le défenseur marocain et vice-capitaine du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi. Les éléments qui motivent sa requête sont consignés dans un réquisitoire définitif, dont le journal Le...

Ces députés marocains qui ne paient pas la pension alimentaire de leurs enfants

L’exemplarité en prend un coup. Cinq parlementaires marocains ont vu leurs indemnités mensuelles saisies par la justice. La raison ? Ils refusaient de verser la pension alimentaire à leurs ex-épouses et à leurs enfants, alors même qu’ils siègent pour...