Comment le RNI compte financer son programme économique ?

- 16h20 - Maroc - Ecrit par : J.K

Vainqueur des législatives de septembre 2021, le RNI a chiffré son programme électoral à 270 milliards de dirhams pour les cinq ans à venir. Le fiscaliste et ancien président de l’Université Hassan Premier de Settat, Mohamed Rahj, fait une analyse de cette décision, suite à la promesse de ce parti de ne pas augmenter les impôts existants et de ne pas créer une taxe supplémentaire.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) qualifie son programme de « chiffré, crédible et réalisable ». D’ailleurs, « nous ne ferons pas de promesses intenables », a fait savoir l’ancien ministre de l’Économie et membre du Bureau politique du parti, Mohamed Boussaid, précisant que « le coût additionnel de notre programme est soutenable et nous mobiliserons diverses ressources pour le financer ». De plus la formation politique a pris l’engagement de ne pas augmenter la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ni sur l’impôt sur le revenu (IR), encore moins sur l’impôt sur les sociétés (IS), rapporte Snrtnews.

Pour atteindre cet objectif, « la seule solution qui reste est d’aller mobiliser des recettes fiscales supplémentaires », indique Mohamed Rahj, rappelant les recommandations des Assises nationales sur la fiscalité tenues à Skhirat les 3 et 4 mai 2019, de même que la récente étude de Bank Al-Maghrib sur la mobilisation des recettes fiscales au Maroc. D’après ces études, il est possible d’augmenter les recettes fiscales via la mobilisation du potentiel. Il s’agit « de revoir les assiettes de certains apports, mais également de mobiliser le secteur informel en l’invitant cette fois-ci à rejoindre le secteur formel et payer ses impôts et taxes », sachant que le secteur informel engendre une perte de 40 MMDH et 36 MMDH de moins-values fiscales en termes de droit de douane, de taxes intérieures de consommation, TVA, impôts et autres à l’État marocain et 6 MMDH à la CNSS. Il faudra également renforcer le contrôle fiscal, réduire les taux d’imposition et autres.

Toutefois, le parti n’a pas prévu de mesures pour gérer la dette, ni pour un recours à l’endettement pour réaliser ses engagements. D’ailleurs, le recours à l’endettement dépendra surtout « des bailleurs de fonds et des organisations financières internationales qui ont leur mot à dire », indique le fiscaliste.

Pour rappel, le taux d’endettement public global du Maroc a atteint 80,4 % du PIB en 2019, 94 % en 2020 et risque d’atteindre 100 % alors qu’il ne devrait pas excéder les 60 % du PIB. Quant à l’encours de la dette extérieure publique, il a atteint 373,7 MMDH à la fin du premier trimestre 2021, a précisé la Direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE).

  • Maroc : déficit budgétaire de 5,9 % du PIB en 2022

    Le PLF 2022 table sur un déficit budgétaire de près de 72,6 milliards de dirhams (MMDH), soit 5,9 % du produit intérieur brut (PIB).

  • Maroc : déficit budgétaire de 51,2 MMDH à fin octobre

    À fin octobre dernier, le déficit budgétaire du Maroc s'est établi à 51,2 milliards de dirhams, selon la situation des charges et dépenses du trésor, se situant au même niveau que celui enregistré il y a un an.

  • Maroc : malgré la conjoncture, les recettes fiscales en hausse

    Malgré un contexte international difficile, les recettes fiscales ont enregistré une nette augmentation en 2021, atteignant près de 153,46 milliards de dirhams (MMDH), soit une hausse de 6 % par rapport à 2020, selon le ministère de l'Économie et des Finances.

  • Maroc : hausse du déficit budgétaire à fin mai 2021

    Comparativement aux cinq premiers mois de 2020, la situation des charges et ressources du Trésor affiche un déficit budgétaire de 24,6 milliards de dirhams (MMDH) contre 23,3 MMDH à fin mai 2020. C'est ce qui ressort du bulletin mensuel des statistiques des finances publiques (BMSFP) du mois de mai de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).

  • Maroc : le déficit du Trésor atteindra 908 milliards de dirhams cette année

    Pour le compte de cette année 2021, la dette totale du Trésor s'établira à 908 milliards de dirhams (MMDH). C'est ce qu'annonce Attijari Global Research (AGR).

  • Maroc : la vente d'alcool rapporte gros à l'État

    Les taxes imposées à la consommation d'alcool et de bière ont rapporté au premier semestre de l'année 2021 environ 619 millions de dirhams aux comptes de l'État. C'est ce qu'indiquent les données de la Trésorerie générale du royaume (TGR).

  • Maroc : le déficit budgétaire reste constant en ces temps de Covid

    Le déficit budgétaire enregistré à fin février 2021 au Maroc est de 12,6 milliards de DH, soit presque le déficit obtenu en février 2020 et n'ayant pas subi les impacts de la pandémie. C'est ce qu'a indiqué le ministère de l'Économie dans sa publication de la Situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) à fin février 2021.

  • Maroc : le déficit budgétaire se creuse

    La situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 22,5 milliards de dirhams (MMDH) au titre des quatre premiers mois de cette année contre un déficit de 3,4 MMDH à fin avril 2020. C'est ce que relèvent les indicateurs publiés par la Trésorerie générale du royaume (TGR).

  • Maroc : déficit budgétaire de 7,3 MMDH à fin mars

    Les finances publiques marocaines ont enregistré à fin mars 2021, un solde budgétaire déficitaire de 7,3 milliards de dirhams (MMDH), indique la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

  • Maroc : les recettes douanières en nette progression à fin septembre

    La douane marocaine a recouvré plus de 51,38 milliards à fin septembre 2021, en hausse de 25,4 % par rapport aux chiffres de l'année dernière.