Tourisme : Marrakech touchée en plein cœur par le coronavirus

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : G.A

Le secteur du tourisme au Maroc est en chute libre et entraîne avec lui l’économie marocaine qui y tire une part importante de ses revenus. La ville de Marrakech, qui en cette période de l’année, est envahie de touristes, est désespérément vide.

La pandémie du coronavirus n’a pas seulement déstabilisé le système sanitaire. Elle a créé des dommages, certes, surmontables mais difficiles. Cette année, Marrakech fait les frais des dégâts causés par la pandémie. Le secteur du tourisme bat de l’aile, les visiteurs n’ont aucune envie de mettre à mal leur sécurité sanitaire en venant dans une ville qui, ces dernières semaines, a enregistré des taux de contamination les plus élevés du pays. En plus, pour faire face à la propagation du virus, la ville est sous le coup de mesures restrictives qui sont renforcées à chaque fois que la situation épidémiologique s’aggrave, rapporte RFI.

Dans les rues de la ville, les lieux mythiques tels que la place Jemaa el-Fna, le jardin Majorelle, le palais de la Bahia, en temps normal pris d’assaut, sont vides. Même ceux qui dans les rues attirent l’attention des touristes par des acrobaties et autres animations, sont cloîtrés chez eux, essayant de se protéger contre le virus. Selon les chiffres publiés par les autorités locales, le Maroc va perdre 10 millions de touristes et c’est Marrakech qui payera le plus lourd tribut.

Les responsables d’hôtels broient du noir et réfléchissent aux stratégies à mettre en œuvre pour limiter les dégâts, surtout que beaucoup ont investi, espérant une reprise des activités. Fabrice Castelorizio est le directeur général de Radisson Blue. Il a réussi à conserver ses employés mais ne jure de rien, en ce qui concerne l’avenir.« On a eu cette audace de rouvrir, aujourd’hui on bricole avec 15- 20% d’occupation  », explique Fabrice Castelorizio. Pour lui c’est carrément une mission impossible de faire des plans pour demain.

Même si d’autres hôtels ont choisi de jeter l’éponge en attendant de voir clair, le directeur du Radisson Blue explique qu’il faudra trouver une autre activité capable de les aider à couvrir les charges qui s’augmentent pendant que les revenus sont rares. Pour Ibtissam Jamili, directrice générale du Kenzi Menara Palace, seule l’ouverture des frontières pourra sauver les hôtels d’une mort lente mais certaine, indique RFI.

Toute la chaîne du tourisme est menacée. Selon Fouzi Zemrani, vice-président général de la Confédération du tourisme, le déclin du secteur causera un «  drame social incommensurable  ». Les prévisions officielles indiquent que l’impact économique de la crise pourrait se faire sentir jusqu’en 2023, précise la même source.

  • Au Maroc, les professionnels du tourisme misent sur la saison d'hiver

    Les professionnels du tourisme marocain s'activent pour la saison d'hiver qui démarre à partir du 1er novembre. L'heure est à la réflexion.

  • Le Maroc pourrait perdre 10 millions de touristes

    L'impact de la crise sanitaire liée au coronavirus sur le tourisme marocain perdure. Certaines études montrent que le Maroc pourrait perdre jusqu'à 10 millions de touristes cette année.

  • Après plusieurs mois d'arrêt, des touristes français arrivent à Marrakech

    Des touristes français ont été accueillis le samedi 10 octobre à l'aéroport de Marrakech Menara, au grand bonheur des professionnels du tourisme. L'événement est d'une importance capitale pour les acteurs du secteur de la ville ocre, qui attendaient avec impatience la reprise des activités.

  • Tourisme : très difficile année pour Marrakech

    Le tourisme au Maroc a été fortement impacté par la pandémie du Covid-19 tout au long de cette année 2020. Et au nombre des villes qui ont durement souffert de la fermeture des frontières et des autres restrictions imposées, se trouve Marrakech, qui se remet difficilement d'une année très éprouvante.

  • Marrakech connaît une crise sans précédent

    Marrakech a perdu ses millions de touristes en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. Professionnels, employés, commerçants font face à une dure et douloureuse réalité.

  • Tourisme : de bonnes perspectives pour Marrakech

    Deux rendez-vous internationaux maintenus pour 2021, les assemblées du FMI/BM et celle de l'Organisation mondiale du tourisme, ainsi qu'un agenda culturel assez chargé, Marrakech peut rêver d'opérer une sortie de confinement plutôt réussie.

  • Dakhla accueille à nouveau les touristes (vidéo)

    Les professionnels du secteur du tourisme de Dakhla font de leur mieux pour relancer le tourisme. Pour la sécurité des visiteurs, ils misent davantage sur le respect des mesures préventives de lutte contre la propagation du coronavirus.

  • Maroc : plusieurs dizaines d'hôtels sur le point de fermer

    Les professionnels marocains de l'hôtellerie n'ont pas fini d'accumuler les mauvaises nouvelles et pointent du doigt le gouvernement, qui serait à la base de l'échec de la saison estivale qui s'achève. Pour eux, le gouvernement a sa part de responsabilité dans la crise du secteur, à cause des nombreuses promesses non tenues.

  • Marrakech : la majorité des hôtels reste fermée

    À Marrakech, le secteur de l'hôtellerie a broyé du noir pendant la saison estivale qui s'achève. En cause, le retard dans la mise en œuvre du contrat-programme pour le tourisme, la fermeture des frontières marocaines et l'interdiction de déplacements de et vers huit villes dont la ville ocre.

  • Chefchaouen : le tourisme en déclin

    La crise sanitaire liée au coronavirus a produit un impact négatif sur le tourisme à Chefchaouen, dans le nord du Maroc. Les touristes sont devenus rares.