Achat immobilier au Maroc : le fisc s’attaque (enfin) au paiement au « noir »

- 10h00 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

Des contrôles fiscaux ont révélé une fraude massive dans l’immobilier à Casablanca, Marrakech et Tanger. Des promoteurs utilisaient de fausses factures pour dissimuler des transactions en liquide, gonfler leurs charges et échapper à l’impôt.

Les directions régionales des impôts ont mis au jour ce stratagème grâce à de puissants algorithmes d’analyse de données. Ces outils informatiques ont détecté l’utilisation répétée d’identifiants fiscaux identiques par plusieurs promoteurs immobiliers. Les vérifications sur le terrain ont rapidement prouvé que les prestations facturées étaient totalement absentes des registres comptables des entreprises émettrices.

Sur Bladi.net : Maroc : les promoteurs immobiliers dans le collimateur du fisc

Le cœur de cette fraude reposait sur la pratique du « noir ». Les promoteurs déclaraient des contrats de vente à des montants inférieurs à la réalité. Pour justifier les fonds, ils imposaient aux acheteurs des contrats secondaires pour de prétendus « travaux de finition supplémentaires » ou des aménagements intérieurs. Payés en espèces, ces suppléments dépassaient parfois 25 % de la valeur des logements de moyen et haut standing.

L’ampleur du préjudice financier s’avère colossale. D’après les informations recueillies par Hespress, la valeur cumulée de ces fausses factures s’élève à plus de 43 millions de dirhams. Les transactions frauduleuses impliquent un réseau de cinquante-deux sociétés commerciales et de cinq entreprises de promotion immobilière, qui ont toutes reçu des avis de redressement fiscal.

Sur Bladi.net : Maroc : des promoteurs immobiliers dans le viseur du fisc marocain

Ces anomalies tarifaires ont été confirmées par leur décalage avec les prix de référence au mètre carré fixés par la Direction générale des impôts et la Conservation foncière. Elles corroborent les signalements de clients victimes de chantage au paiement non déclaré. En vertu de l’article 192 du Code général des impôts, les fraudeurs risquent désormais des amendes de 5 000 à 50 000 dirhams, assorties de peines allant d’un à trois mois de prison.

  • Maroc : les promoteurs immobiliers dans le collimateur du fisc

    Les services fiscaux ont lancé une série de révisions visant des promoteurs immobiliers. L'enquête a été déclenchée par des signalements de clients contraints de payer une partie en espèces.

  • Maroc : des promoteurs immobiliers dans le viseur du fisc marocain

    Les équipes de contrôle régionales de la Direction générale des Impôts (DGI) enquêtent sur l'exigence faite aux clients par de grands promoteurs immobiliers de payer en espèces lors des transactions commerciales. Les inspecteurs ont visité ces entreprises opérant principalement à Casablanca et Marrakech.

  • Maroc : coup de filet fiscal contre les gérants de SARL

    À Casablanca, Tanger et Rabat, le fisc a notifié des dizaines de gérants de SARL de leur responsabilité personnelle pour les dettes de leurs sociétés. Cette campagne vise à sanctionner les fraudes comptables et l'usage abusif de fonds sociaux.

  • Immobilier au Maroc : payer en cash va désormais coûter très cher

    La chasse au cash est ouverte. À partir du 1ᵉʳ juillet prochain, acheter un bien immobilier ou un fonds de commerce en espèces sera pénalisé fiscalement. La Direction Générale des Impôts (DGI) appliquera une surtaxe de 2 % si le paiement n'est pas traçable.

  • Payer un bien immobilier en cash au Maroc devient une très mauvaise idée

    La Direction Générale des Impôts (DGI) serre la vis sur l'usage du cash dans les transactions immobilières. Dans la nouvelle mouture du Code Général des Impôts (CGI) pour l'année 2026, une disposition introduit un droit d'enregistrement supplémentaire de 2 % pour les opérations dont le paiement n'est pas traçable. Cette mesure entrera en vigueur le 1ᵉʳ juillet prochain.

  • Immobilier au Maroc : le fisc marocain en alerte

    L'existence de nouvelles pratiques frauduleuses a poussé les services de contrôle de la Direction générale des impôts (DGI) à intensifier leurs inspections fiscales à l'encontre de plusieurs promoteurs immobiliers et entreprises spécialisées dans la construction de logements de luxe.

  • L'immobilier au Maroc au cœur d'un scandale de fraude fiscale

    Les contrôleurs de la Direction générale des impôts ont intensifié leurs enquêtes après avoir reçu des informations graves concernant des faits d'évasion fiscale de plusieurs milliards de dirhams dans le secteur immobilier sur l'axe Rabat-Casablanca.

  • Maroc : un nouvel impôt dans l'immobilier ?

    Face aux rumeurs évoquant un nouvel impôt sur le logement au Maroc, les autorités démentent. Il s'agit uniquement d'un transfert de gestion vers la Direction générale des impôts (DGI) et d'une numérisation du paiement, sans changement des règles tarifaires.

  • Impôts au Maroc : Alerte sur les factures impayées avant le 1er avril 2026

    La Direction générale des impôts rappelle aux entreprises marocaines l'obligation de déclarer leurs factures impayées avant le 1er avril 2026. Cette mesure cible les structures réalisant un chiffre d'affaires compris entre deux et cinquante millions de dirhams.

  • Fraude fiscale : des centaines d'entreprises marocaines dans le viseur du fisc

    Des centaines d'entreprises, majoritairement implantées à Casablanca, Tanger et Rabat, sont dans le viseur de la Direction générale des impôts (DGI) en raison de pratiques frauduleuses portant sur des charges déductibles intégrées aux bilans fiscaux.