Assaut à Melilla : Podemos critique le Maroc et réclame une enquête "immédiate et indépendante"

- 10h20 - Espagne - Ecrit par : S.A

La mort d’au moins 37 migrants lors d’une tentative d’entrée massive à Melilla, continue de susciter des réactions. Le parti espagnol Podemos a pointé du doigt le Maroc et a exigé une enquête « immédiate et indépendante » de l’Union européenne pour situer les responsabilités.

Le drame de Melilla est la conséquence des accords migratoires avec des gouvernements qui « violent systématiquement les droits de l’Homme », a déclaré Podemos, faisant ainsi allusion aux accords signés entre l’Espagne et le Maroc. Selon le parti espagnol, transgresser et troquer le droit international notamment les droits du peuple sahraoui et faire confiance à des gouvernements qui violent systématiquement les droits de l’homme ont des conséquences. En mars dernier, Madrid a changé de position sur le Sahara, une réaction attendue depuis de longs mois par les autorités marocaines mais vu d’un mauvais œil en Algérie mais aussi en Espagne.

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« Nous le défendons depuis le début : le respect du droit international est et doit être non négociable », a-t-il souligné, faisant remarquer que l’assaut à Melilla « n’est pas un hasard », car l’incident se produit à quelques jours du sommet de l’OTAN prévu Madrid, où la frontière sud et l’augmentation des dépenses militaires seront au menu des discussions. « L’utilisation des droits de l’homme et des personnes ne peut être autorisée ni comme monnaie d’échange ni comme mesure de pression et de coercition », a dénoncé la formation de gauche radicale.

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Fort de ces constats, Podemos réclame une politique étrangère, migratoire et de coopération « non liée à l’externalisation des frontières », car « il faut des voies légales et sûres ; de fermeté dans la défense des droits de l’homme ; la lutte déterminée contre la corruption et le développement équitable de part et d’autre de la frontière ». « La politique migratoire la plus efficace est celle qui va directement aux causes et évite les catastrophes humanitaires comme celle vécue vendredi », a tranché le parti.

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Abondant le même sens, Pablo Echenique, porte-parole d’Unidas Podemos au Congrès estime que l’Espagne devait repenser « une politique d’externalisation des frontières et de chantage du Maroc qui génère tant de violence et de souffrance ». Dans la foulée des réactions, Enrique López, ministre de la Présidence, de la Justice et de l’Intérieur du gouvernement de la Communauté de Madrid a demandé au gouvernement de procéder à « un exercice de transparence » et de « dire ce qui s’est passé ». « Le gouvernement doit faire preuve de transparence et raconter ce qui s’est passé est essentiel » pour « le rendre crédible », a-t-il dit.

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