Balle perdue à Marseille : Un jeune de 16 ans accusé du meurtre de Socayna

18 février 2024 - 07h00 - France - Ecrit par : A.P

Un jeune homme de 16 ans a été interpellé lundi avec trois autres personnes pour le meurtre de Socayna, l’étudiante de 24 ans tuée d’une balle perdue dans sa chambre à Marseille en septembre dernier. L’adolescent a été mis en examen pour « assassinat » vendredi, tandis que les trois autres suspects ont été remis en liberté.

Le jeune homme est accusé d’être l’auteur des tirs de kalachnikov ayant conduit à la mort de Socayna en septembre. L’adolescent de 16 ans, qui nie les faits, a été mis en examen pour « assassinat » vendredi, rapporte Libération, rappelant que le mis en cause a été interpellé lundi avec trois autres personnes qui, elles, « ont été remises en liberté ».

« La personne actuellement déférée serait le tireur », a indiqué en conférence de presse Nicolas Bessone, le procureur de la République de Marseille, ajoutant que « dès lors que vous avez une volonté d’homicide avec préméditation, c’est un assassinat, même si vous atteignez une personne qui n’a rien à voir avec le trafic et qui n’était pas visée ». L’adolescent, « peu connu » de la justice, était âgé de 15 ans au moment des faits. La perquisition menée par les enquêteurs au domicile de sa compagne a permis la saisie d’une kalachnikov « avec un chargeur engagé », un pistolet de 9 mm, des munitions de 9 mm et neuf téléphones.

À lire : Marseille marche pour Soucayna, morte pour rien

« Des éléments de téléphonie ont permis de le situer sur la scène de crime ou en tout cas dans le quartier », a expliqué le procureur, affirmant que des conversations téléphoniques « mettant en cause » l’adolescent ont également été interceptées. Toutefois, l’analyse de la kalachnikov saisie a révélé que l’arme n’a pas été « utilisée lors de cet assassinat ». « Nous sommes dans une affaire de narchomicide puisque les investigations menées sur cet assassinat en bande organisée nous ont mené à déterminer que la personne interpellée […] est impliquée dans le trafic de stupéfiant de Château-Saint Loup », a insisté le procureur.

Socayna, étudiante en droit, a reçu une balle perdue à la tête dans la nuit du 10 septembre, alors qu’elle se trouvait dans sa chambre au domicile de ses parents, au 3ᵉ étage d’un immeuble situé cité Saint-Thys, dans le Xᵉ arrondissement, dans le sud-est de Marseille. Transférée à l’hôpital, elle a rendu l’âme deux jours plus tard.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : France - Droits et Justice - Marseille - Enquête - Homicide

Aller plus loin

Triste fin pour Karima, la voix d’or de Marseille

Kalima H. alias Karima, la «  voix d’or  » de la Fonky Family, groupe de rap de Marseille a connu une gloire éphémère. Elle s’est éteinte l’année dernière mais son décès n’a été...

Marseille marche pour Soucayna, morte pour rien

Plus de 200 personnes ont participé samedi à Marseille à la marche blanche organisée en mémoire de Soucayna, cette étudiante en droit, tuée le 10 septembre d’une balle perdue en...

Affaire Mohamed Bendriss : cinq policiers en garde à vue à Marseille

Quatre policiers du Raid viennent d’être placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la mort de Mohamed Bendriss, un jeune homme de 27 ans tué à Marseille dans la nuit...

Karim Harrat, baron de la drogue à Marseille arrêté au Maroc

Un présumé trafiquant de drogue du nom de Karim Harrat, 33 ans, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen, a été interpellé au Maroc. Il est soupçonné d’être impliqué...

Ces articles devraient vous intéresser :

Un ancien ministre interdit de quitter le Maroc après ses propos sur le roi Mohammed VI

Les autorités marocaines ont interdit à l’ancien ministre Mohamed Ziane de quitter le royaume, après ses déclarations contre le roi Mohammed VI dont il dénonçait l’absence prolongée.

La justice confirme l’amende de 2,5 milliards de dirhams contre Maroc Telecom

Le recours de Maroc Telecomcontre la liquidation de l’astreinte imposée par l’agence nationale de régulation des télécommunications (ANRT), a été rejeté par la cour d’appel de Rabat.

Un agriculteur espagnol attaque la famille royale marocaine

Le Tribunal de l’Union européenne a entendu mardi les arguments de l’entreprise Eurosemillas, spécialisée dans la production de semences sélectionnées, qui demande l’annulation de la protection communautaire des obtentions végétales pour la variété...

Maroc : le casier judiciaire électronique enfin lancé

Le ministère de la Justice a procédé mardi, au lancement de quatre nouveaux services numériques dont le casier judiciaire électronique.

Tarik Tissoudali condamné

Décidément, la semaine est décidément noire pour Tarik Tissoudali. Après s’être attiré les foudres de son club, La Gantoise, pour des critiques acerbes suite à la défaite contre le Standard, l’attaquant de 30 ans a été condamné vendredi par le tribunal...

Maroc : 20 affaires de détournement de fonds publics devant la justice

Le président du ministère public a été saisi par le procureur général du Roi près la Cour des comptes de 20 affaires de détournement de deniers publics au titre de l’année 2021.

Meurtre de Malak : des traces d’agressions sexuelles révélées par le médecin légiste

Lors d’une conférence de presse donnée jeudi par le parquet de Liège, des révélations choquantes ont été faites sur le meurtre de Malak, la jeune adolescente de 13 ans tuée par Olivier Theunissen, un Sérésien de 37 ans. Le médecin légiste a en effet...

Maroc : Vague d’enquêtes sur des parlementaires pour des crimes financiers

Une vingtaine de parlementaires marocains sont dans le collimateur de la justice. Ils sont poursuivis pour faux et usage de faux, abus de pouvoir, dilapidation et détournement de fonds publics.

Vers une révolution des droits des femmes au Maroc ?

Le gouvernement marocain s’apprête à modifier le Code de la famille ou Moudawana pour promouvoir une égalité entre l’homme et la femme et davantage garantir les droits des femmes et des enfants.

Maroc : des biens et des comptes bancaires de parlementaires saisis

Au Maroc, les parquets des tribunaux de première instance ont commencé à transmettre aux nouvelles chambres chargées des crimes de blanchiment d’argent les dossiers des présidents de commune et des parlementaires condamnés pour dilapidation et...